‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 26 sur 514 · THÉOPHRASTE · texte numérisé non relu

THÉOPHRASTE

Noua nous arrêterons de préférence à ceux qui vieiment de aes ouvrages sur la rhétorique et la morale, ou qui ont une valeur littéraire par la finesse de la p«nsée et du tour. Voici, par exemple, deux définitions spirituelles de l'amour :

L'amoQF est la passion d'une âme désœuvrée '. L'kmour est Texcés d'un désir irraiBonnable, prompt à venir, lent à s'en aller *.

Il disait aussi que <t trop d'amour engendre la haine *».

Aux femmes, il recommandait avant tout la modestie : il disait qu'une femme « ne doit ni voir ni être vue, surtout quand elle est experte aux arliQccs de la beauté ; car cette science n'a jamais qu'une fin mauvaise *; » — et que « le domaine réservé à l'habileté des femmes, ce ne sont pas les choses de la cité, mais celles de la maison *. »

C'est à lui encore qu'appartient cette' belle pensée I

Respecte-toi toi-même pour ne pas rougir devant les eutres.

D'autres mots sont simplement amusants, comme celui où ii appelle si justement les boutiques de barbiers de son temps, grands rendez-vous des causeurs et des nouvellistes, des « banquets sans vin ' ».

Mais quelques-unes de ses pensées les plus fines sont de celles qui se rapportent à l'art d'écrire. En voiciunc, où il exprime cette idée que le « secret d'ennuyer est

de Wfiuiiier (XII de Diels), sur l'éternité dn moude, aérait <le cuuilé, si l'anthenticité en était plas cerlaine. CI. Zetler, Hermès, XI, p. tS2 et sniy., et Dlels, p. lOS et suiv.

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