Suidas, nXovrap'^oc
jM,Googlc
490 CHAP. III.— RENAISSANCE AU II' SIËCLE fondé sur une conviction profonde, était au conlraire d'en faire sentir la permanence, en l'adaptant au présent. 11 en dégageait un idéal, qui était le meilleur qu'il y eut alors dans le monde, à en juger par les preuves qu'il avait données de son excellence.
Dans ces conditions, il était naturel que Pluiarque écrivit beaucoup, et qu'il ne composât jamais un ^raod ouvrage. La collection de ses écrits, touchant à la uioraie, aux sciences, à la pliilosophie, à la littérature, à l'histoire, était si ample et si variée, qu'elle fut parliculièrement cxposéeàtouslesrisquesd'altération. Nous ne pouvonsquo très imparfaitement en suivre l'histoire, faute de témoignages précis '. Beaucoup de ces écrits ont éU perdus, d'autres ont été mutilés ou abrégés, ou ne nous sont parvenus que sous forme d'extraits; enfin, des ouvrages étrangers y ont été mêlés. La collection que nous possédons semble avoir été constituée au x' siècle, lorsque déjà l'œuvre de Pluiarque avait beaucoup souffert; elle a été établie d'après des manuscrits 1res défectueux, où se trouvait plus d'une lacune ; et celui qui l'a formée y a reçu sans critique un grand nombre d'écrits de diverses provenances '. Uu peu auparavant, un aulre savant byzantin avait composé, sous le nom d'un prétendu Lamprias, fils de Plutarque ', un catalogue, dont nous possédons encore la plus grande partie (210 num éros) : les œuvres alors attribuées au philosophe y sont énumérées, et nous y voyons figurer, à côté de colles que nous possédons, une foule d'écrits qui ont di^iparu.
1. L'ouvrage capital sur ce snjel est celui de Volkmann, déji citù. Voy. BecoQde partie, p. 99-239, Plularcht Schrifltn. i. Volkmann, p. )0a.