‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 266 sur 514 · Suidas. Aa[ijcp!oi(. Voyez Volkmann, p. lOS · texte numérisé non relu

Suidas. Aa[ijcp!oi(. Voyez Volkmann, p. lOS

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plutarque; SES écrits 491

Ceux qui subsistent sontordinaircment divisés en deux groupes: les Ft» d'une part, etde l'autre ce qu'on appetl» d'un nom collectif fort impropre, les Œuvres morales ('H6(xâ, Moralia);tia réalité, ce second groupe comprend des œuvres de toute sorte, dont un grand nombre n'ont aucun rapport avec la morale. Ni dans l'un ni dans l'autre de ces groupes, les écrits ne sont class^-s suivant l'ordre chronologique de leur composition, ni même suivant un ordre quelconque, vraiment méthodique. De là toute une série de questions critiques, dont beaucoup sont loin d'être encore résolues '. Bien loin do pouvoir ici les aborder, nous ne devons pas même songer à étudier de près tous ceux des écrits de Plutarque qui semblent authentiques. Ce que nous avons à nous proposer, c'est seulement do faire voir, d'après quelques-uns des principaux, les deux ou trois grands aspects 'de son activité littéraire.

Une remarque générale doit être faite tout d'abord. Le nombre mémo de ces productions montre assez qus leur auteur n'a jamais eu grand souci d'en mûrir aucune. Évidemment, il écrivait vite, et lo soin de la composition le préoccupait médiocrement. Seulement, ces défauts étaient compensés chez lui, autant qu'ils peuvent l'être, de plusieurs façons. D'abord, i! prenait des notes sur tout, lisait et réfléchissait constamment; de telle sorte qu'arrivé à un certain âge, il avait sur chaque sujet une provision toute prête de faits et d'idées. Ensuite, grâce aux qualités de son esprit, grâce aussi à une éducation très soignée, il lui était plus facile qu'à personne de classer rapidement ses pensées et de les exprimer sous une forme correcte, souvent même personnelle. Sans être un grand écrivain, il avait le goût

1. Pour le groupe des Moralia.X^ livre de VoIkmaDO en a éclairci on grand nombre.

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de bien dire; et, s'il dédaignait la rhétorique à la mode, s'il était étranger aux scrupules des atticistes contemporains', il s'en fallait pourtant de beaucoup qu'il fut négligé de parti pris'. C'est pourquoi, sous le bénélîw de l'observation générale qui vient d'être faite, dous devons cbercher à reconnaître et à définir^ en chaque genre, son originalité littéraire, qui est incontestable. Un petit nombre de ses écrits sont dosîmplcsrecueilB; quelques-uns sont des conférences littéraires ou philosophiques; d'autres, des dissertations ou des traités; d'autres encore, des consultations épistolaires qui ressemblent fort à des dissertations; beaucoup sont des dialogues; enfin, il faut mettre à part les Vies, qui constituent ud genre tout à fait distinct.

A la catégorie des recueils appartiennent des ouvrages tels que les Questions romaines, les Questions grecques, les Questions platoniciennes, les Vertus romaines. Sîmflea ■ collections de brèves dissertations ou de petits récits, juxtaposés et à "peine unis entre eux soit par la relation très générale qu'indique le titre, soit par quelques réflexions énoncées en forme de préface. L'absence de eomposîtion en est justifiée dans une certaine mesure par la nature des sujets ; et toute une littérature tie ce genre existait en Grèce depuis bien longtemps. Toutefois, quand on les rapproche des autres ouvrages de Plutarque. on ne peut nier qu'ils ne soient un indice instructif du procédé naturel de son esprit. Pi'ous le surprenons là en train de collectionner et de juxtaposer, et nous allons voir que, pour composer, ii a presque toujours collectionné et juxtaposé.

C'est là, en clfet, le caractère frappant de toutes ses

t. Heaudiendo, ch. ix.

2. Go qui le prouve, c'est Icsoiti qu'il a d'éviter l'hialus. Voyei Tolkmnnn, p. I lï et auiv., qui cite et discute le travail de Bense* l«r gnr ce sujet.

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