‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 28 sur 514 · Fragm. XCVI · texte numérisé non relu

Fragm. XCVI

!. Diels, Doxographi, p. iOÎ.

3. Diogène Laërce, Y, 5S-64. — Les fragments de SlratOD n'ont pas été réunis par Mullach. On les trouvera cjtéB dans l'excellente Ihése de M. Bodier, La physique de Slraton de Lamptaque.PBtli», 1890.

ÉCOLES diverses; CïKIQUES 45

énumérés par Diogène, il ne nous reste à peu près rien de textuel, et l'histoire littéraire, en somme, n'a pas à s'occuper de lui.

Il faut en dire autant de Lycon, qui fut son successeur de 269 à 22S- La parole de Lj'coD était d'une élégance recherchée, mais oon ses écrits, selon Diogène. Nous connaissons fort mal ses doctrines'.

Après Lycon, citons encore son successeur Ariston de Ccos, qui semble avoir écrit une histoire de l'école * ; — Critolaos de Phasélis, qui remplaça Ariston *; — Hiéronyme de Rhodes, contemporain de Lycon, écrivain abondant et superficiel, qui semble s'être rapproché parfois de l'épicurisme *; — enfin Cléarque de Soles, cité par Athénée comme un des disciples d'Aristote *, mais qui semble un peu plus récent et qui avait écrit notamment des biographies de philosophes *.

Le fleuve sorti d'Aristote est en train, comme on le voit, de se perdre dans les sables.

Les pelilcs écoles qui se rattachaient à Socrate continuent de vivre aussi après Alexandre, maïs sans beaucoup d'éclat. Les écoles de Cyrène et de Mégaro, à celte date, n'intéressent que l'historien de la philosophie. Les Cyrénécns défendent la morale du plaisir, mais Ëpicure va venir qui dira des choses analogues avec un autre retentissement. Bornons-nousà citer les deux 'plusgrands

t. Diogène Laérce, V, 8S-Tt.

S. ZeUer, n. S, p. S». Cf. Susemihl, I, p. ISD-lSt. 3. STuemihl, I, p. IS-l.

t. Scuemibl. I. p. 148.

S. Athânée, p. S3t, F, et 701, C.

t. Frftgmanla dane C. MQller XDidot), Fragm. kitlorie. graeeonm, t. II. p. 302 et anlv.

*6 CHAPITRE II-— PHILOSOPHIE AU III' SIÈCLE noms de l'école dans celte période, ceux de Théodore, dit Vatkée S et d'Hégésias *. Tous deux furent en relations avec Ptolémée 1" Sotor. Il ne nous résto rien de leurs écrits.

Les Mégariens ont pour représentant principal Stilpon, qui vivait en même temps que Théodore de Cyrène et qui discuta contre lui. Stilpon, comme les fondateurs de l'école, reste un dialecticien subtil et acharné '.

L'école cynique a plus d'importance à certains égards. D'abord, par Pétrangcté passablement impudente de ses allures, elle attire l'attention de la foule : un Diogène, avec sa besace, son écuelle et son tonneau, ne peut passer inaperçu. De plus, elle est on rapports étroits avec le stoïcisme à ses débuts; elle lui communique quelque chose de ses idées et même de ses manières, le mépris de l'opinion, une indépendance rude. Enfin elle a produit certaines œuvres littéraires.

Les principaux cyniques de ce temps sont Cratès de Thëbes, Bion le Borysthénite et Ménippe de Gadara. — Cratès de Thèbes fut le premier maître de Zenon V Sa vie se passa en divers lieux, mais surtout à Athènes. Il avait épousé une femme riche et belle, Hipparchia, sœur d'un autre cynique (Métroclès) et qui le suivit dans ses voyages : Hipparchia devint philosophe et écrivit; elle a sa notice dans l'ouvrage de Diogène Laërce '. Quant à Cratès, on lui attribuait surtout des TlarpiiK, c'est-àdire des vers satiriques dont Diogène cite quelques écliantillons. Il en a été question dans un volume précédent *. C'est là un genre de littérature qui convenait

I. Diog. L.. IL 97-104. Ct. Suaemibl. I, p. 12. ï. Diog. L., II, 93. Cf. Susemihl, I, p. 13.

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