Diog. L., VI
5. VI. 98.98. - ..... e. Cf. plus haut, t. III. p. 668. ■ ,. ,( ;.;;.-
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BION, MÈNIPPE 47
bien à l'école cynique el qui ae manqua pas d'y être en honneur. — Bien le Borysthénile avait commcocé par être esclave S Son maîtEo lui laissa sa fortune en l'afrranchisaant. Il voyagea de ville en ville. A Athènes, la philosophie platonicienne commença par l'attirer. Mais il quitta bieatôt l'Académie pour prendre le manteau court et la besace des cyniques '. C'était un homme d'esprit, dont on avait retenu beaucoup de mots ingénieux. Ses querelles avec les stoïciens «nt enrichi les répertoires d'anecdotes '. Il avait écrit divers traités que Diogène Dc désigne pas avec précision et en outre des rixi^vuc, comme Cratès, puis des compositions en prose qui paraissent avoir porté le litre de AixTft€xî (Entretiens ou Causeries, sermones *). Le peu qui dous reste de ses vers .satiriques ne nous permet pas de les juger, mais nous avons, sur ses Entretiens, un témoignage capital, celui d'Horace, qui déclarait les avoir pris pour modèles dans ses Satires el qui parle de leur sel piquant et mordant :
... Bionaeis sermonibus et sale nigro >.
Un tel témoigneigc en dit plus que beaucoup de conjectures modernes sur le caractère et sur la valeur des Entreliens deBion* . — Quant à Ménippe, il a donné son nom à
1. Diog. h., vil, 46-58. — On a beaucoup dcrit anr Bion le Borystbénite. V. cettu bibliographie dans Sas>^mihl, I, p. 33, n. 96. Lus fragments de Bion ont élé recueillis par Rossignol {Fragmenta Bionis Borytlhenilae philotophi), Paris, 1S30, et par Wachsmuth, dsns aoa livre De firTione phUatio celeruque siilographia gratcii, etc.. Leipzig, 1S99, ' puis dans ses SUlographontm graecorum religuiae, Leipzig, 1S8S.