Philostr-, V. S.. II
3. Piljstrale, Sur te genit épUM. (t. H, p. %'>%, Kayscr, Bibl. Teubner) : Tiitipotï II Spiota (>1-. 'llpâÎJi; li '.Vlviro; iniariXXsv, impani-
t. Nous avoua soua aon nom wn Uiscours inliluli^ IIîjl nol.itiiac [Orai. AUici. Didot. II, p. 189) ; c'est la liaraniïue Active d'un Thébain qui engage ses concitoyens à décluror la guerre au roi de Macédoine, A rchèlaos. Mais t'auihcDticilùde ci pas pouvoir être déTanduc.
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la plupart sortis dcrécoled'HérodeAtticus, brillent dans les différentes villes du monde gréco-romain : Aristoclès à Pergame ', Aristide à Smyrne, de qui nous parlerons bientôt plus en détail, Adrien de Tyr à Athènes d'abord, puis à Rome ; et, avec eux, Chrestosde Byzaace, Pausanias de Câsarée, Apollonios de Naucratis, Antipalcr de Hiérapolis, Aspasiosde Ravenne, Rufus de Périnthe, beaucoup d'autres qui figurent avec honneur dans la galerie de Philostrate. La sophistique se perpétue ainsi 80UB Commode, Pertinax, Septime Sévère. Nous la retrouverons florissante au m' siècle, et nous reprendrons alors son histoire dans un autre chapitre. Pour le moment, il est à propos d'essayer de caractériser^ dans ses traits généraux, l'arl dont nous venons de faire connaître quelques-uns des principaux représentants.
L'éducation du temps, par l'importance qu'elle donnait à la rhétorique, semblait faite pour préparer des sophistes et pour leur assurer des auditeurs. En tout cas, c'était le résultat le plussùr qu'elle obtenait. Parmi les élèves qui fréquentaient les écoles en renom, les mieux doués devenaient sophistes ; les autres, spécialement dressés à les admirer, formaient le public dont ils avaient besoin. Rien d'étonnant dès lors si la profession de sophiste était également recherchée des jeunes gens issus des familles riches et de ceux qui visaient à faire fortune. Elle réalisait l'idéal qu'ils avaient tous eu devant les yeux dès l'enfancQ, elle offrait à leurs facultés surexcitées le seul emploi qui leur permit de se développer pleinement, elle promettait à leur amour-propre les applaudissements, à leur ambition les
l. Philoatr. V. dei Soph., 11,3.
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ÉDUCATION DES SOPHISTES fiS7
honneurs, à leur activité l'influence et le maniement des grandes affaires.
Mais l'éducation donnée à tous ne suffisait pas à faire le sophiste do profession. Outre les exercices préparatoires qui constituaient l'enseignement ordinaire do l'école, il devait pratiquer des exercices spéciaux et quotidiens, qu'il n'abandonnait jamais impunément, alors même qu'il était en pleine possession de son talent.
En premier lieu, des lectures incessantes. Le sophiste avait besoin de connaître à fond l'histoire politique de la Grèce, depuis le temps de Solun jusqu'à la mort d'Alexandre; car les sujets qu'il avait à traiter, souvent h l'improviste, étaient presque toujours empruntés à cette période. Il acquérait celte connaissance par la lecture des historiens et des orateurs de l'âge classique, qui de< vaient lui être familiers. Il fallait également qu'il fût au courant des lois, institutions, usages du même temps, et qu'il eût en mémoire le plus possible de faits curieux, de légendes, d'anecdotes ; mais tout cela s'acquérait par les mêmes lectures, et l'érudition proprement dite lui était étrangère. Outre tes historiens et les orateurs, son éducation première lui avait fait connaître tes philosophes et les poètes. C'était son intérêt d'entretenir et d'augmenter sans cesse cette connaissance ' ; car il tirait de tels souvenirs quantité d'idées, de raisons, d'allusions, de citations directes ou indirectes, d'imitations avouées ou dissimulées, sans lesquelles son art eût été impossible. Quant & l'observation directe des choses et des hommes, c'était ce qui lui importait le moins, car il n'en avait que faire.
1. Philostrato ( r. S.,I, 21, 5) dit de Scopélien : Ilpaaniiiia ^v d-Jv âna» jioi'^t«'ffi..Tp«ï<!'Si«! îi tviçopiî-ro. Cf. même ouTr., II, !7, 6 : Ni* xa^ipou Si Toû irapicrtav [iijttpa irofittûii ttiV tpHYcoEiav npoaiiicàvTa;, Sioptouiitvo; 6 'I«)EiSp*|ig; tbv )i&t°^' 'E^T*" ^'> 'f 1i *>Tipa "Oiir.pov. Ca même Uippodromos disait que si Ilomâre était la t voix > di'S sophistes, A rchiloque était leur < soufQe. ■
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Tous CCS malériaux, ses maiLrcs do rhéloriquc lui avaicnl appris dès sa jeunesse à les mettre en œuvre par l'invenlioii, la dispusilion et l'éloculion. Mais la pratique seule pouvait développer et entretenir en lui l'habileté spéciale dont il avait besoin. Aussi, tous les sophistes en renom s'exerçaîent-ils constamment, soit à improviser, soit à méditer, soit à écrire. Isée passait toutes SCS matinées à préparer ses discours < ; Scopélten travaillait la nuit ï; Hcrodc Attictis, jusque dans sa vieillesse, déclamait quotidiennement devant un cercle d'élèves clioisis '. Grâce à ce labeur incessant, leurs facultés oratoires se développaient prodigficusement. L'usag'e rapide de toutes les ressources de l'art passait cliez eux à l'état d'instinct. Un sujet leur étant donné, ils en voyaient immédiatement les principaux aspects, les divisions possibles; à mesure qu'ils le traitaient, les pensées de détail leur apparaissaient sous la forme à la mode, et la plirase se modelait avec une facilité merveilleuse. Lorsque Polémon, dans l'improvisation, tournait une période savante, il souriait en arrivant au dernier membre, de manière à laisser voirqu'il exécutait ce tour de force sans la moindre peine *, La vraie réflexion n'est lente que parce qu'elle va au fond des cboscs; eux, qui ne se souciaient ni do sincérité ni de profondeur, satisfaits d'un ordre superficiel et d'une invention spécieuse, acceptant tout ce qui brillait, sans scrupule do g^oùt ni de vérité, finissaient par vibrer au plus léger contact, pour se répandre ensuite à l'infini en vaincs sonorités.
Dans cette éloquence toute tournée vers l'effet, le débilj qui faisait impression sur le public, était, après l'in-