‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 289 sur 514 · IbUl., c. 22, l · texte numérisé non relu

IbUl., c. 22, l

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DIVERSES ESPÈCES DE DISCOUllS 560

qucalcs des villes entre elles. Celles-ci nommaiciil alors, pour les défendre, des avocals publics (cvvÎkoi), qu'elles clioisissaicut toujours parmi les sopUistes en renom. Los princes lettrés de ce siècle se faisaient un plaisir do les entendre et accordaient grand crédit à leurs raisons >. Il enétaildc même, lorsque ces orateurs étaient députes auprès d'eux,, pour présenter les réclamations ou les sollicitations des villes ou des provinces '. Enlin, il no faut pas oublier que la plupart des cités grecques d'Asie avaient conserve une vie nmnicipalc assez active, qu'elles tenaient des assemblées et discutaient leurs alfaircs intérieures. Des liomincs éloquents avaient là l'occasion d'exercer leur talent. Dion de Pruse, sous Trajan, joua un certain rôle public dans son pays. 11 en fut de même, pendant tout le second siècle, de presque tous les sophistes en renom. Scopélien el Polcinon eurent tour à tour une grande influence sur le peuple turbulent de Smyrne '. Dans ce rôle, leur éloquence devait certainement se faire plus grave, plus simple surtout, plus sérieuse; elle avait à traiter d'intérêts réels et présents, à ménager de vraies passions, à faire appel k des sentiments délicats. Si les orateurs à la mode restaient, à certains égards, même à l'agora, les parleurs brillants et alfcclés qu'ils étaient dans l'école, il était impossible cependant qu'ils n'y fissent preuve aussi do qualités d'Iiommes d'affaires et même d'bonimes d'Ktat.

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