‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 298 sur 514 · Alexandre. S6. Ct. Peregrinia · texte numérisé non relu

Alexandre. S6. Ct. Peregrinia

3. Cela résulte principalemenl àea allusions dont ses Dialogues fourmillent. Ils sont pleins des choses d'Alhénoa.

3. Double aeeiitalion, tout le dialogue ; Maître de rhétorique, fin; Pieheur. c. 25.

4. Dif. de* Portrait» A\. Pécheur. i4-15,el surtout Ï6-Î7, ei Apologie pour Ui Salarié», 3.

5. Mêmes passages du Pécheur, notamment ÏT, où il atteste le grand saccés des Stcttt à l'encan.

6. Tels Gronios (Mort <U Peregrinui, i ct 43) et Celso, [Alexandi-e, 1 e(6l)-

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538 GHAP. IV. — SOPHISTIQUE SOUS LES AKTONINS

ses succès, à co qu'il semblcj iui rapportaient plus de renommée que de profit matériel. La vieillesse approchant, il so remet à voyager.

Quelques écrits de ce temps nous le montrent allant commo autrefois de ville en ville et donnant des séances littéraires ^^ll y relisait ordinairement les légères et piquantes compositions qui avaient tant amusé les Athéniens ;^mais, autant que nous pouvons en juger, il n'en créait plus guère de nouvelles; le genre s'était épuisé entre ses mains, sans que son imagination eût rien perdu de sa vivacité. Dès lors, il était naturel qu'il se laissât tenter par une condition de vie plus stable. L'occasion s'en offrit à lui sous la forme d'une charge publique. Dans une de ses dernières confidences ', il nous apprend, en s'en excusant spirituellement, qu'il est haut fonctionnaire en Egypte, assistant du gouverneur romain pour la direction des affaires judiciaires. II avait l'ambition d'aller plus loin encore : d'autres Grecs avant lui étaient devenus gouverneurs de provinces; une si brillante fortune ne lui paraissait plus impossible '. Ses espérances ne se réalisèrent pas. Nous le perdons de vue & partir de ce temps ; ce qui donne lieu de supposer qu'il mourut dans ses fonctions, probablement vers la fin du règne de Commode, c'est-à-dire peu avant 192, Suidas rapporte qu'il fut déchiré par des chiens ; il a pris pour des chiens les Cyniques (oî xjve;), que Lucien avait cruellement fouaillés à plusieurs reprises, et qui à leur tour l'avaient mordu à belles dents, sans qu'il s'en portât d'ailleurs plus mal *.

I. Dionyios, 6 ; Hercule, 7 ; Excute pour un mot dit de Iravei-i, 1.

i. Affologie pour les galarii!, c. 9.13.

3. Ibid., \î ; Kai ta luci tiûta II où favXat JXnlSf(, tl ts lixiTa fi- ■fvoiTO. àXt.' IBva; tii-tpaitii>ai f, tiva: aXikat TcpâEcic §aiTi)iiiii;.

i. Lors de la mort de Peregrious, il avait failli, nous dit-il eu riant, étredéchiré par eux. Peregr., c.2 : 'OXtfov 6(ïvO«ôiûïKuv(xay

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Le collection des œuvres de Lucien, telle qu'elle est parvenue jusqu'à nous, comprend 82 écrits, parmi le»> quels deux petites compositions dramatiques en vers, la Tragédie de la goutte (TpoyuJoiîoSiypa) et Pied-léger ('ÛX'Jinw;), ainsi qu'un recueil d'Épigrammes, composé de 53 morceaux.

Un certain nombre de ces écrits ne lui appartiennent certainement pas; pour quelques autres, la question d'authenticité est douteuse; en rcvanclie, il est possible que plusieurs de ceux qui étaient de lui aient été perdus '. Comme tous les écrivains originaux, Lucien a eu des imitateurs '; quelques-uns de leurs essais se sont mêlés à SCS œuvres ; d'autres ouvrages ont pu lui être imputés, en raison de confusions de noms ou de simples méprises. C'est ainsi qu'il faut rendre au premier Philostrate le Séron ' et à l'académicien Léon VAlcifon V Le Philopa- (ris est un. pamphlet du moyen-âge byzantin (seconde moitié du X* siècle) '. Le recueil des Ca$ de longévité (Maxpôëioi) semble devoir être attribué au temps de Tibère *. Les Amours {'EfMTf;) dont nous ignorons l'origine, diflèrenl absolument, par leur style prétentieux et raffiné, de la manière propre à Lucien. Il est impossible, pour une raison analogue, de lui attribuer ni l'Éloge de Démoslhène (ji'n;iocfttvou; (Yxûjjliov), oix iln'y a vraiment aucune trace do son esprit ou de sa finesse, ni le C/mridème, dialogue sophistique sur

i. Lucieo lui-même cite {Démonax, c. I) une biographie du béotien SoBtratos.

S. Imitations dea Byzantins, voir Krumbaclicr, Ge»ch. d. Bysaal. Wer., n'9l, 95. 106, 197 (12). Cf. Hase, Hoticta et ExlraiUA.l?i.(\%\i) 1, p. 1I9, qui signale beaucoup d'imitations encore Inédites.

3. Eajser, Philostr., VUx topkut., prdf. p. xxxiii, Ucidelberg, tS38.

i. Voy. Athénée, p. 5*6 c, d'après Niciaa de Nicéo, et Diog. I-., m. 62, d'après FavoHnus.

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