LA RHÉTORIQUE : THÉON, IIERMOGÈNE C
sophiste d'Alcxaudrie, qui composa divers écrils de rhétorique aujourd'hui perdus, une té/yn, des Recherches sur tarrangement du discours (Zt)tï;iaxt» 'êpi ■TwvTi- $«!>; Wyou), des Commentaires sur XÊuophon, Isocratc, Démosthène. 11 est connu par ses Exercices préparatoires (XlfQfv'j.vén^y.-x), le seul de ses ouvrages qui ait subsisté'. Ce petit livre, mallieureusement incomplet, est une curieuse tentative pour perfection uer les exercices alors en usage dans les écoles. Théon les énumèro et les classe, il en propose même de nouveaux ou renouvelle les anciens; sa liste comprend la Chrie, la Fable et le Récit, la Conlirmation et la Réfutation, le Lieu commun, la Description, la Prosopopée, l'Eloge, la Comparaison, la Thèse, la Proposition de loi. Chacun de ces exercices est détîni et expliqué avec clarté; dans ses préceptes comme dans ses exemples, l'auteur fait preuve do goût et de sens pratique. Dans un genre d'ailleurs très modeste, son ouvrage est instructif. 11 rivalisa quelque temps avec l'ouvrage analogue d'Ilermogène, jusqu'à ce que l'un et l'autre fussent remplacés par celui d'Aplithoiiios, vers la fm du iv* siècle.
Un seul de ces écrivains techniques du second siècle, Hcrmogëne de Tarse, fut vraiment célèbre '. Doué d'une précocité extraordinaire, il se Qt un renom comme sophiste dès sa jeunesse. Il avait quinze ans, selon Philostrale, lorsque Marc-Aurèle voulut l'entendre improviser, l'admira et le combla de présents ', A l'âge d'homme, ses facultés d'orateur s'aiïaiblircnt, sans motif apparent, ou du moins cessèrent de progresser, et, à partir de ce moment, il ne fut plus qu'un sophiste ordi-