Suidas, Nixôvwp û 'Ep|uiau. Et. deByz., Y. 'ASpiEi
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638 CHAP. IV.— SOPHISTIQUE SOUS LES ANTONINS indications déjà csquisécs par Denys le Thrace, il distingua toute une série de signes {<jxvf]i.xC), qui devaient marquer les rapports des phrases entre elles '. On lui donna pour cette raison le surnom de STi^ti^Tfat;. Son principal ouvrage traitait de la ponctuation dans Homère (Oepî Tr'.y;x-îi;) en six livres, divisés en doux parties {ice,H 'IXiaxïiî cttYfif,;, îtepî "OSusoevxxyiî (TTiy(tvi;). Il en reste de nombreux extraits dans les scolies de Venise, et ces extraits permettent d'apprécier combien les observations de Nicanor étaient liées à l'interprétation exacte du texte *. Il écrivit aussi Sur la ponctuation chez Catlimafjtte et sur divers autres sujets, Hoit de g;rammaire, soit d'histoire ^.
Ensomme, grâceà Apollonios Dyscolesurioul, lagrammairc, au second siècle, lient [assez honorablement son rang. On ne peut pas dire que la lexicographie, dans Sun ensemble, donne une impression aussi bonne. Elle dénote plus lie patience que de vraie méthode, et manifeste en outre une n^gretlable élroitcsso de vues.
La plupart des lexicographes d'alors appartenaient à la classe de puristes qui se qualifiaient eux-mêmes A'Atticisles. Les modèles classiques avaient été remis en honneur dans les écoles, comme on l'a vu plus haut, dès le temps de Denys d'Halicarnasse et de Cécilius; quand le relèvement de la sophistique se produisit à la fin du I*' siècle, ils y régnèrent sans conteste. Dès lors, on éprouva le besoin de connaître à fond la langue des orateurs d'Athènes et de leurs contemporains. D'une part, pour l'interprétation de leurs discours, il était nécessaire de savoir au juste la valeur des termes qu'on y rencontrait. Or, sans parler des termes techniques de
i. Baehmann, Aiieed., II, p. 753. Schot. in Dîonyt. Tlirac.,p. TS3.
2. F tieillaender, Nieanorit Ilipt 'IXtjxl^t atif\i,iii reliquùr, Kcenlgsherg, 1850.
3. FragmenlB historiques dans C. MuUcr, Fr. Hisl. grxe. III, p. 632.
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LEXUîOGRAPHIE : LES ATTIGISTES 639 la langue du droit, beaucoup d'autres n'étaient plu» de ceux dont on se servait ordinairemeutau second siècle : il fallait donc qu'ils fussent recueillis et expliqués. D'autre part, certains maîtres en renom, vrais artistes de discours, !<e piquaient de n'employer que des mots de pure tradition classique; ils prétendaient parler attique comme Démostliënc ou Platon; el, comme ils faisaient la mode, il ne man<|uait pas de gens pour les imiter. A ceux-là, il fallait des dictionnaires qui leur permissent de savoir ce qui était attique et ce qui ne l'était pas < . 11 y avait donc deux tendances, originairement distincles, l'une savante, visant à la connaissance des choses, l'autre artistique, visant à l'imitation d'un certain langage, qui favorisaient également la lexicographie et l'invilaiont à se tourner vers l'atticisme. De ces deux tendanci's, c'est tantôt l'une, tantôt l'autre, qui prévaut chez les lexicographes du temps, sans qu'il soit toujours possible d'en faire exactement ladistinction. Mais, d'une manière générale, la seconde semble l'emporter ; leur but à presque tous, c'est de contribuer à restaurer artificiellement dans l'éloquence une langue tombée en désuétude.
Cette tendance apparaissait déjà chez quelques grammairiens du 1" siècle. On pourrait, si c'en était ici le lieu, la suivre comme à la trace chez divers auteurs oubliés, tels que Dorothée d'Ascalon *, Epithersès de Nicée, Nicandre de Tbyalire ', Irénée surtout *. Celui-ci, dès la (in du t"* siècle, donnait déjà une attention loute particulière à la langue attique, ainsi qu'en témoi-