‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 33 sur 514 · ZENON · texte numérisé non relu

ZENON

On y Irouvo, comme d'habitude, des traités Tiifii to5 ô\o-j, riepi àvdf ûrciiv ç'jffïu;, Ylisl iraOûv, etc. Ce qui est plus curieux, c'est qu'on y trouve aussi un Flep! treXiTeioi; ' : le stoïcisme pourtant n'a guère eu le souci de la cité. Mais on voit par quelques citation.s quel en était l'esprit : au début, Zenon y déclarait que la vraie parenté était celle qui résultait de la sagesse ' ; ailleurs il y vantait la communauté des femmes, comme Maton, mais seulement pour les sages'. Dans cette liste, on trouve encore des Problèmes homériques et un traité Hepî iw-Utuct,; âxpoz?eu; {Sur la manière de lire les poètes) : on sait le goût qu'eurent toujours les stoïciens pour l'explication allégorique des poètes.

Zenon méprisait la rhétorique et l'art du style. 11 vantait la brièveté sentencieuse du langage (flpayuXoyia). La rondeur harmonieuse des piTiodes isocratiques, si chères à ses contemporains, ne lui inspirait aucune admiration *. Il y avait Ik, peut-être, un souvenir obscur de ses origines phéniciennes. Il avait d'ailleurs de l'esprit *, et on outre une subtilité dialectique qui se montre , dans tout son système.

11 mourut à ^'âge de soixante-douze ans ', de mort volontaire, dit-on'.

Diogène énumère, comme ses disciples immédiats, Persée de Kitiou, son compatriote, llérillos de Cartbage, Denys d'HéracIée, Sphœros du Bosphore, Athénodore de

i. L'authenticité en est confirmée par un tômoignagc de Chrysippe (Diog. L-, VII, 3().

2. Diog. L., ibid., 3t. Cf. Plutarque, Cuntrad. des Slau:, 2 (p. 1033, B-C).

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