Diog. L., VII
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Soles, Arîston do Cliîos, Callippos de Corintlie, Posidonios d'Alexandrie, Zenon de Sidon, d'autres encore <. On remarquera, dans cette liste, plusieurs Grecs semiphéniciens, Perséo fut un des plus célèbres : il avait écrit de nombreux ouvrages *. Mais le plus considérable de ces disciples, le successeur de Zenon comme clicrde l'école, fut Cléantbe.
Cléantho était né à Assos, en Mysie ^ sous l'archontat d'Aristophane * (en 331). H fut d'abord athlèlo. A l'âge de quarante-huit ans, il vint à Athènes pour philosopher. Comme il était fort pauvre (il n'avait en arrivant que quatre drachmes), il fut obligé de travailler pour vivre : il puisait de l'eau pour les jardiniers pendant la nuit et suivait pendant le jour les lc(;ons do Zenon. Sa lenteur d'esprit lui attirait des moqueries. Mais il savait y répondre avec bonne humeur et avec mordant. Ces dehors un peu lourds cachaient une intelligence vigoureuse, capable de longs efforts. Quand Zenon mourut en 364, personne ne fut jugé plus digne que Cléanthe do lui succéder. Il écrivit de nombreux ouvrages '. C'étaient des commentaires sur la théorie physique de Zenon et d'ltéraclite,puisdes traités sur divers détails de la doctrine qui, peu à peu, s'achevait et se précisait '. Il écrivit même en vers. Le seul morceau de quelque étendue qui nous reste de ses œuvres est le célèbre Bymne à Zeus, où il avait résumé avec force et non sans
1. Diog. L., VU, 3B.38. Cf. Susemihl, I. p. 6* et suiv. t. Voir la liste dans Diogène.
3. Diog. L., VII, 168-176. Cf. Susemihl, I, p. 59-6*. — Fragments dans MuUach (Dldot), Fragm. Philotoph. graeeorum, t. I, p. 111 et
i. Philodéme, Index iloieinvm, col. XXVIII (dans Comp&relli, Riv. di filolagia. IV, 1875).
G. Liste dans Diogéne, lit et saiv.