‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 339 sur 514 · HÉRENNIUS PHILON G · texte numérisé non relu

HÉRENNIUS PHILON G

Un nom plus important est celui du syrien Hôrcnnius Philon, qui se fit connaître dans la première moitié du second siècle '. C'était un érudit, qui semble avoir dû sa fortune à la protection du consul llcrennius Sévérus, de qui on croit qu'il prit son prrnom. 11 composa un ('■cril 5«r le règne d'Hadrien, sans doute un panégyrique, qui n'a laissé aucune trace. Un traité étendu 5»r /'acçuisilion et le choix des livres (Ilip; Kzr.'iaùi xai Whrfiji; ^tSXtuy), on douze livres, également perdu, donne lieu de conjecturer qu'il dut exercer quelque part les fonctions de bibliothécaire*. Son ouvrage le plus important était un immense recueil, en cinquante livres, Sur les villes et les hommes remarquables que chacune d'elles a produits. 11 nous en reste un certain nombre de fragments, dispersi's dans Ktionne tic Byzance^ . C'était une sorte d'encyclopédie, à la fois géographique et biographique, où les collectionneurs des âges suivante, en particulier llésychios de Milet, se sont fournis do renseignements. Kllc dut satisfaire la curiosilr des contemporains, facilement attirée vers les répertoires de cette sorte, où l'on trouvait de tout sans se donner de peine. Cet érudit était aussi un polémiste. Dans un écrit perdu, intitulé Histoire paradoxale (napiSoÇoîÎTTOfix)*, il s'était plu à faire ressortir un certain nombre de contradictions flagrantes entre les témoignages des historiens grecs; la

1. Suidas, ♦Uiov BOéXio;. La notice repose snr des renseignements évidemment altérée quant & la chronologie. Mais on peut accepter la date de naissance (ytYOvtv înl t<iv jpivuv tûv tfjiii ISipwvotJ, d'après laquelle la vie de Philon aurait coiiiuiencii approiimalivoment en 70. Il aurait eu par conséquent 68 ans à la mort d'Adrie:!. Cf. Suidas, 'Epiiiitno; Bt.fviii»;. — Voir MOIler, Fragm. Bi$t. gria., t. III, p. 560.

a. C'était, â ce qu'il semlilo, une sorte de Bibliographie gtnii-ale, par ordre de genre. Le 1K« livre traitait des 'larpixâ. Voir Millier, p. 576.

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