‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 338 sur 514 · PAUSANIAS, POLY^NOS C · texte numérisé non relu

PAUSANIAS, POLY^NOS C

peut-être d'après d'autres, mais souvent aussi d'après ses lectures personnelles.

Du reste, pas plus de sens artistique que de vérilable science. Ses descriptions des chcfs-d 'œuvre de l'art sont sèches, lerrc à terre, dénuées de tout sentiment personnel. II note des faits, explique el commente les sujets traités, raconte des anecdotes sur les artistes, mais apprécie peu, et presque jamais par lui-même. Il était de ceux qui visitent les choses célèbres, moins pour les voir, que pour dire qu'ils les ont vues. Il prenait des notes, mais il ne pensait pas. L'écrivain, naturellement, ne pouvait guère être supérieur à l'observateur. Il s'exprime sans élégance naturelle, avec un laisser aller oij l'on croit sentir comme une vague imitation d'Hérodote. Son plus grand mérite est de ne pas enjoliver les choses par une rhétorique prétentieuse. Sa manière, simple et sèche, laisse paraître une sorte de naïveté, moitié naturelle, moitié calculée, oiî entre comme élément principal la médiocrité foncière de son esprit. S'il parlait do sujets qui n'eussent pas en cux-mèmea leur intérêt, il serait insipide; mais son ouvrage est si instructif qu'en le lisant on oublie de le juger ; parla variété des informations, c'est un fonds qu'on n'épuise jamais.

Rangeons également dans celle catégorie très modeste, mais plus bas encore, un certain nombre d'érudits et do polygraphes, dont les œuvres, perdues pour la plupart, touchaient soit à diverses parties do l'histoire, soit plus spécialement à la mythologie.

D'sbjrd un simple collectionneur de faits historiques, le macédonien Polyionos, de qui nous possédons encore l'ouvrage & peu près complot sur les Ruses de guerre (STpxTi,Yn[«.KT«), on 8 livres, dédié aux empereurs Marc-

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