‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 349 sur 514 · Soidas, 'PoCfec 'Efitto · texte numérisé non relu

Soidas, 'PoCfec 'Efitto

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714 CHAP. V.— HIÎLLÉNISUB ET CHRISTIANISMB

l'étal des connaissances anatomiques au second siècle; mais ce n'est qu'une nomenclature, sans rien de persunuet. Ses autres écrits sont de moindre importance. On lui a attribué par conjecture un poème didactique Sur les Berbes (Hept ^otzvûv), qui semble être d'une date très postérieure, et un traité 5ur/e Poids (Jit^l «çu^fLÛv) '. — Soranos, né à Éphèse comme Rufus dont il fut le contemporain, vécut à Alexandrie, puis à Rome, sous Trajan et sous Adrien *. Noua savons par divers témoignages qu'il fut un de ceux qui achevèrent de formuler les principes de l'école méthodique '. Ce qui nous reste de ses oeuvres se rapporte presque uniquement à la physiologie et à la pathologie de la femme. Il avait composé aussi des Biographies de médecins, d'où provient vraisemblablement la vie abrégée d'Hippocrate que noua

A la génération suivante, qui est celte de Galien, appartiennent Xénocrate d'Aphrodîsias ot Aretteos de Cappadoco. Du grand ouvrage que le premier avait composé Sur l'alimentation animale {llspî -riiî iîcô tùv Cûm* Tpoipi:;), il ne subsiste qu'un chapitre sur la nourriture

1. Édition principale : Œuvres de RuruB d'Éphéae. teite et traduction, commencée par Ch. Daremberg, terminée par Ch. Em. Ruelle, Paris, 1S79, avoc une introduction,

2. Suidas, Supavi; Htvivipou et ï^upav^c 'Efioio;. Les deux articles se rapportent au même personnage.

3. Les principaux de ces témoignages sont ceni de Cceliue Aurelianus, médecin du v siècle, qui traduisit en latin une partie des œuTres de Soranos. Voir en particulier son traité De morbit aculit, II, C.9.

4. La Vie d'Hippacrale, avec le traité Sur let fractum et les Tragments du Ti-ailé tur la matrice, dans Ido\er, ^criptoreâ physici et medici graci minora, Berlin. 1341, t. I. Le texte du traité Sur les maladie» dei femmet, retrouvé seulement au iis* siècle par Rcinhold Dietz, a été publié après sa mort d'après sa copie : De arte obilelricia morhiiqae mulierum, KrenîRsberg, 1848. La meilleure édition aujourd'hui est celle de Va!. Rose dans la Biblioth. Teabner, 188ï. — La Vie d'Hippocrate se trouve aussi dans les Yilarum seriptore* de Westermann et dans la plupart des éditions d'Hippocrate.

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fouroie par les animaux aquatiques (Ilepi 'rï; inii tSiy ivjifiai Tfo^;) V Le second a gardé une certaine réputation pour ses deux écrits en dialecte ionien, l'un Sur les causes et les signes des maladies aiguës et chroniques (IIipl aÎTiûv xal mifiîiuv ovuw x«l ^povtxfïy itaÔûw), l'autre Sur le traitement des maladies aiguës et chroniques (HEpî OtpaicifKï o;£UV xzi ;^povtx£iv rxOûv). Tous deux sont remarquables par une forme vive, qui fait valoir quantité d'observations justes; mais, quant au fond, la critique moderne semble avoir démontré qu'Arélfeos n'avait guère fait que suivre pas à pas les enseignements d'Archigénès, qui s'était illustré au temps de Trajan *.

De tous ces médecins écrivains, aucun n'est comparable, ni pour la réputation, ni )iour la variété des connaissances et des aptitudes, ni pour la puissance de l'esprit, ni enfin pour l'activité littéraire, à Galien. C'est lui qui, avec Ptolémée, représente le mieux la science do ce lompsîson œuvre mérite qu'on s'y arrête quelques instants.

Claude Galien naquit à Pergame sous le règne d'Adrien, en l'an 13i de notre ère ^ Son père, Nicon, homme intelligent et réfléchi, probablement architecte, semble avoir été familier avec la géométrie et ses applications. Le goïtt des mathématiques était d'ailleurs

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