CLÉANTHE, CHRYSIPPE
talenl les principes essentiels du stoïcisme '. Nous y reviendrons tout à l'heure.
Cléanthe mourut en 232, à qualre-vingt-dix-oeuf ans, de mort volontaire '.
A côté de Cléanthe, Arislon de Chios mérite aussi une mention '. Dans un passage des Silles, Timon, qui raillait la lourdeur de Cléanthe, signale au contraire celui-ci pour sa vivacité souple et diserte. Ses écrits sont mal connus. Mais deux traits se détachent dans le portrait qu'en fait Diogène : d'abord, c'est un demi-stoïcien, un hérétique, qui fonde à son tour une école distincte au Cynosarge * ; ensuite c'est un contempteur de la physique et de la dialectique, qu'il comparait à des toiles d'araignées, œuvres d'un art industrieux, sans doute, mais inutile °; il ne s'intéressait qu'à la morale. Le sccptir.isme do Pyrrhon faisait donc des ravagea même parmi les stoïciens.
Le successeur de Cléanthe fut Chrysippc*, dialecticien redoutable, écrivain d'une fécondité prodigieuse, le plus grand nom du stoïcisme après Zenon.)
Chrysippe était no à Soies, en CiUcie ', vers 280 probablement '. Il ne connut peut-être pas Zenon, mais il fut l'élève de Cléanthe. H semble avoir aussi fréquenté l'Académie et fait qi^lque infidélilé à Zenon *. C'était