‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 353 sur 514 · Éd. Iw. Millier, dans les Stripla minora cités, t. II · texte numérisé non relu

Éd. Iw. Millier, dans les Stripla minora cités, t. II

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730 GHAP- V. - HELLENISME ET CHRISTIANISME dont neuf seulement sont venus jusqu'à nous; sur la physiologie, le grand traité Des fonctions des organes dans le corps de l'hotume {Hepi Xf "î '^*^* " àv6p<i-ov ffû^tx-rt iiojji'wv), en dix-sept livres, ouvrage qui a servi de fondement aux études médicales jusqu'au temps où elles se sont alTrancliies par l'observation. La pathologie était étudiée dans une série de traités spéciaux: ; ces traités, Galien les avait résumés dans son Art médical (Téjj^vu ùfptxvi), célèbre dans les écoles du moyen &go sous le nom de « Mîcrolechnum». Enfin, parmi les écrits nombreux relatifs à la thérapeutique et à la matière médicale, it faut mentionner en première ligne la Méthode thérapeutique (MiOo^; dtpccTTSUTiXï;) en quatorze livres, qui fut le « Megalotechnum» du moyen âge; puis seize livres, de litres divers, sur les pronostics, et trois ou quatre compositions assez étendues sur les remèdes, formant ensemble plus de vingt-cinq livres.

Une si abondante production aurait absorbé toute l'activité d'un autre homme. Mais Galien, tout en écrivant sans cesse sur la médecine, trouvait encore moyen de s'occuper de logique, de morale, même de grammaire et de rhétorique.

La logiquo l'intéressait tout particulièrement. De tout temps, il avait été passionné pour l'art de la démonstration ' ; il le cultiva toute sa vie, non seulement en pratique, mais par des recherches de théorie. Son principal ouvrage sur ce sujet, le Traité de la démonstration (fl^fî Tfi<i àicMei^w;), eu quinze livres, est malheureusement perdu, ainsi que ses commentaires sur la logique d'Aristotc et de Thcophraste, ainsi encore que bon nombre d'écrits spéciaux sur le syllogisme, sur l'induction, siir les propositions nécessaires, etc. Il nous reste

1. Sur set pt'opre* éeiili, c. Il : Oitkv qûtu; ivmwlKia |t(i°«tv i«iviH* npûiav û( T^|V (ine£iixt<xr,v Siuplav. Sur la logique da Galien, voir Prantl, Geach. il. Logik. I, 5Ï9 et sulv.

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une brève rôfutattun du scepticisme de Favorinus {IIipî -rriîàpîtmKStSaoxîtXi»;), un intéressaiil écrit Swr/esffrreurs (riEfi iJHjjrr,; i'^ii^rnjf-i-nm), qui forme la seconde partie du traité Sur ies passions el les erreurs (riepi i(^-/r,^ TtxHCtw xai ijixarrjjijcTwv) ', et un Opuscule do médiocre valeur Sur les sopkismes de mots ( He;! -rfi-v xarà t'ty Xi;» coytîjtx-

La morale élait représentée dans l'œuvro do Caiîen par environ vingt-cinq écrits, qui onl presque tous disparu. L'ouvrage le plus rcgretlablo en ce genre semble avoir été lo traité Sur les différents genres de vie qui résultent de noire conception du souverain bien (riïpi Tùv (fxoXoû^ éxicTti) tOci pûrtv); l'auteur y louchait nécessairement aux quc3tion.s fondamentales de la morale.

En dehors de la logique et de la morale, (ialien avait encore abordé quantité de questions diverses de philosophie dans des livres perdus qu'il énumère lui-même '. Enfin, il avait fait à ses heures de la critique littéraire et de ta grammaire. Parmi les dix ouvrages relatifs à ces sujets dont il nous donne les titres*, cinq se rapportaient à l'ancienne comédie, qui semble l'avoir particulièrement intéressé et dont il avait étudié de près le langage. D'autres touchaient à la question del'atticisme : il avait composé, sous forme de lexique alphabétique en quarante-huit livres, un recueil des mots usités chez les écrivains attiques (Tùv Tcaipi toÏ; 'Atrwûï; «uyypxçeOoiv

1. Ces lieuï écrits sont dans le second vol. des Scripla minora, où ils ont été édités par J. Marquardt, Ltpsis, ISSi.

2 Dans le tome XIV iIcs osuvr"» cotnpl., édition de Kubn ([>. 5S2 aqq.) — Minoïde Minas a publia an IB44, {Paris, Didot) une ElsafiDTT,Sioitixtix^ attribuée à Galien, mais qui a'eat pas de lui. Voir Prantl. ouv. cité. Elln a été rééditée par Kalltfleisch. Galeni irtHluli'o fouira, Lipsls, 1897, Bibl.Tcabner.

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