‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 368 sur 514 · PHILOSTRATE LE JEUNE, CALLISTRATE · texte numérisé non relu

PHILOSTRATE LE JEUNE, CALLISTRATE

écolo '. Le priocipal de ses imitatours fui son pelit-fila *, Philostrate dit lo Jeune, qui vécut à la lîn du ni' siècle. De Honrecueil, intitulé également Tableaux (Ebunu;), il ne nous reste qu'un livre, comprenant 17 descriptions, la dernière incomplète. Lui aussi décrit, ou est censé décrire, des tableaux réels \ Sa manière rappelle de fort près celte de son modèle, avec moins d'élégance, moins do Qnesse, moins de vie.

- Un autre imitateur do Phiiostrate de Lemnos fut Callistrato, dont il nous reste treize descriptions de statues CEx^psûnti;). On suppose, sans raison bien probante, qoe l'auteur a dû vivre au in* siècle, lui aussi. Ses deaeriptioDS sont étrangement hyperboliques et laborieusenteat contournées. Elles semblent moins exactes encore que celles des Philostrate et plus arrangées en « discours ». Ce sont des variations sur ce thème monotone que la matière s'amollit sous les doigts de l'artiste et semble prendre vie *.

Entre les sophistes du m* siècle mentionnés dans les Vies de Philostrate l'Athénien, il n'y en a qu'un dont quelques couvres nous aient été conservées : c'est Claude

1. Nous avoua un certain nombre da descriptione de Libanlos (Toir plus loin). Il y en a aussi dans le romao d'Achille Tttios. Bien qae le genre ne filt pas propre à Philostrate, l'un et l'autre aTalaut certaine ment lu ses descriptions.

S. Hiirpanînap est le titre qu'il donne ft son prâdécesseur daoa la Préface de ses Tabkaux.

3. Il est manifeste, toutofoia. qu'en certains passages an moinB, II Inrente on arrange les choses à sa manière. C'est ainsi que, dans te tableau 10, un des parsonnagas. Néoptoiâme, est oenti porter le bouclier d'Aclillle ; à ce propos. Philostrate paraplwa» la description du 18' chant de l'Iliade, bien que ce bouclier n'ait pu Aire représenté avec tout ce détail sur un tableau.

4. On y voit figurer trois bronzes de Praiitèlc, savoir : un Ëm, (ch. tu), un Dionysos (ch. tui), une statue de jeune bomine (cb. zi} et une ceuvre, également en bronze, de Lysippe, le Génie de 1*4propos (Kxifi:, cb. vi).

774 CBAP.VI.— DESKPTIME-SÊVÈRE A DIOGLÉTIEM

Klien '. Il est bien propre, lui aussi, à mettre en lumière quelques-unes des tendances caractéristiques de soa siècle.

Né près de Rome, à Préneste, dans le dernier tiers du second siècle, il était mort lorsque Philostrate l'Athénien traça son portrait dans ses Vies des SopAisles; il n'avait guère vécu au delà de soixante ans *. Son hiographe atteste qu'il se vantait de n'avoir jamais quitté l'Italie' ; il fut grand prêtre dans sa ville natale : c'était un pur Romain par les mœurs, mais il aimait passionnément la Grèce et parlait grec comme un Athénien *. Il eut pour maître d'éloquence Pausanias de Césarée, et il subit en outre l'influence d'Hérode Atticus, qu'il admirait particulièrement. S'étant essayé à la parole, il n'y réussit pas assez pour se satisfaire lui-même, malgré les éloges qu'il obtint; dès lors, il se contenta de montrer son art en écrivant. Parmi ses discours, Philostrale cite une diatribe contre Élagabale (KatuTTOffat toC ruwiSo;), composée après la mort de ce prince (222), probablement donc au début du règne d'Alexandre Sévère *.

Ses œuvres vraiment curieuses sont celles où il mit son érudition variée et sa patience de collectionneur au service du goût qu'il avait pour la prédication morale et religieuse. Comme beaucoup de sophistes, Elien était

1. Suidas. Alyisvi; ; Philostr.. Viei de» loph., II, 31. — Art. Ctaudiut jElioHia, dans Pauly-WissowB, t. 1, p. iS6.

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