LE ROMAN
ques du temps '. Sa science d'alticiste s'était affirmée dans un lexique spécial ('A'iT'.Jtùv XéÇeci» ÉxSôTet; p'). Il avait écrit sur Homère ('Atki=t:[*-3itx 'O^tn^vM, flp»- 6XT,[txTx 'O[t:opixi, riaft rSiv wap' '0)j.r,fi^ imXki ctija»;ymsibv'ki^^fun, Eï çtXooo^o; "Oiiiipo;, etc.)'; et ceux des titres de ses ouvrages que nous connaissons encore montrent qu'il étudiait à la fois en lui la langue et les idéea. Tout cela est perdu, et nous ne retrouvons plus qu'une trace indirecte de son influence dans les Questions homériques dcson disciple Porphyre. C'est cette renommée qui lui a fait attribuer à tort le Traité du sublime dont nousavons parlé plus haut '. Cet ouvrage, nous l'avons vu, ne peut pas être de lui. Nous devons donc nous résigner à ne pas pouvoir juger par nous-mêmes celui qui fut en son temps le représentant le plus éminenl de la critique.
Sans sortir de l'école et de son domaine, c'est le moment d'introduire dans celte histoire un genre dont nous n'avons encore rien dit, et qui était pourtant réservé dans l'avenir aux plus brillantes destinées : le roman. Né vers le début de la période romaine sous l'influence de la sophistique, il n'en est guère encore, au m* siècle, qu'au commencement de sa popularité; mais,
1. Vie de Piotin, 80 :Toii taV JniS; xpitixuT jtou Yivo|ûvau ksI ta tA* jUiuv narta tûv tai' a!itiiv tiiXiYÏcivTa;. Et pins loin : IXXofitwatâiou BvSpôt xai tXi^xTixuTiiTou. Plus loin encore, !l : Tonovro; àvîip xa\ tv xp!m Tifùtot £>v taX </icii\rijifiiot 5xP' "ûv. — Cf. l'anonyme cilé dans la note précédente, et surtont ce qn'ea dit Eunapd dans la vie de Porphyre.
i. Titrea cités par Snidag.