Eusébe. Hitt. eccl., VI
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848GHAP.VI.— DE SEPTIME-SÉVÉBE k DIOCI.ÉTIEN <^uo par quelques voyages (séjour à Athènes vers 240, en Arabie vers 2t4). L'Église ('stait alors en paix; lirigène correspondait avec l'empereur Philippe (2t4-24.9) et avec sa femme Sévéra. Vers ce temps, mais à une dale qui ne peut plus être précisée, il établit son école à Tjt. C'est là sans Joule que l'atteignit la persécution de Décius (empereur de 24f) à 251). 11 eut à subir la torture, mais il survécut. Sa mort eut lieu à Tyr en 254; il avait tout près de soixante-dix ans.
Cette vie agitée fut en même temps une vie d'étude incessante. Dès son enfance, Origènc eut la passion de lire et de méditer; et cette passion ne semble pas avoir décru en lui à aucun moment; une partie de ses nui(s se passait au Iravail. Bien qu'il s'attacliàt surtout à réfléchir sur le texte des licritures, son savoir s'étendait bien au delà. Son disciple Grégoire le Tliaumalurge, dans le panégyrique qu'il lui a consacré, nous a laissé le tableau de ce qu'était son enseignement à Césarée '. Le caractère encyclopédique en est frappant. Il commençait par la dialectique, afin d'habituer ses auditeurs au raisonnement. Puis, il leur exposait les sciences qui se rapportent au monde sensible, physique, géométrie, astronomie. 11 passait alors à l'homme par l'enseignement de la morale. Enfm, il arrivait au monde suprasensible ; et là, il faisait connaître les doctrines des principaux philosophes , pour mieux établir sa propre métaphysique. Celle-ci avait pour couronnement la théologie fondée sur les Écritures, ce qui amenait le maître à exposer la méthode qui lui paraissait propre à les interpréter. La seule conception d'nn tel ensemble révèle un esprit aussi vigoureux qu'abondant en connaissances, et l'on y sent l'héritier des traditions de Clément, tout pénétré d'hellénisme. Mais ce qui élait