Disc, p. 355, Diod
4. Voir l'Avant- propoi (©loipia) du aO* Disc, où il se donne pi^ur philosophe, non pour orateur. Cela implique qu'en effet son enseignement proprement dit devait être surtout eiégélique. Mais ce qui nous reste de lui montre bien que l'exégèse ne lui aufâsait
5. Voir le i* Dâc. et le discours de Constance, qui y est joint.
THÈMISTIOS 873
de hautes dig;nités, qu'il n'accepta pas *. Sous son successeur, JovicQ, Cf. fut Théraistios qui, au nom du sénat, harangua l'empereur k propos de son consulat de 364 *. Ces faveurs impériales so continuèrent sous Valons et sous Théodose. Ce dernier lui conféra, en 384, le lilre de préfet de la ville ', et lui confia l'éducation de son fils Arcadius. Thémistios dut mourir avant i'avèoement de Bon élève en 398, car il ne nous reste rien de lui qui se rapporte à ce nouveau règne.
Ces indications définissent le rôle de Thémistios *. Maître renommé, il fut, en outre, l'orateur ofQciel de Constaotînople, et par conséquent de l'Orient grec. Ce rôle, il le dut à son talent; mais son caractère lui permit de le remplir avec honneur. En un temps d'adulation, il sut parler aux empereurs avec dignité et leur donner parfois, sous forme d'éloges, d'utiles conseils '. Chose plus difficile encnre, dans une société déchirée par les discordes religieuses, il se fit estimer de tous, païens et chrétiens. Sincèrement attaché à l'hellénisme, il réclama la liberté religieuse, avec une véritable élévation de pensées.
Il nous reste de lui, d'une part, un recueil de peiraphrases sur un certain nombre de traités d'Aristote, d'autre part, des discours.
Les Paraphrases ( tlocpaopidsiç toG 'ApiirroTÉiou;) sont le débris d'un de ses premiers ouvrages. Il nous apprend {23* Disc, p. 355 Dind.) qu'il les avait composées pour lui-même dans sa jeunesse et qu'elles furent