‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 47 sur 514 · Diog. L., X · texte numérisé non relu

Diog. L., X

fl. Vol. Htrcul., IV. et. Gomperï, Hermet. XI (i876), p. S»9-4!l.

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DISCIPLES D'ËPICUEE 71

Rappelons encore Colotès de Lampsaque, dont un

écrit sur le bonheur fut réfuté, (]uatre siècles plus tard,

par Plutarque. C'est son meilleur titre de gloire aux

jeux de la postérité '.

Diogène Lfiërco nous a également conservé les noms de Polyaenos, de Leonteus, d'Hérodoto (à qui Épicure écrivit une de ses Lettres), de Timucrate de Lampsaque, d'Ariston, d'Idoraénée, de quelques autres encore, qu'on trouve cités parfois chez les anciens. Ce ne sont guère pour nous que des noms, mais qui ont eu de la cétébrité, et qui nous montrent le rapide éclat jeté par l'école épicurienne, destinée d'autre part à durer tant de siècles.

Les affirmations tranchantes et souvent contradictoires de tant d'écoles hardiment dogmatiques devaient susciter une réaction sceptique. Elle se produisit au moment même où le stoïcisme et l'épicurisme reculaient, pour ainsi dire, les limites dudogmatisme. Elle eut pour auteur Pyrrhon d'Élis'.

Pyrrhon, né vers 360, mort vers 270, fui d'abord peintre. Il se tourna ensuite vers la philosophie de Démocrile, qui lui fut enseignéeTpar Anaxarque. 11 accompagna celui-ci en Asie, à la suite de l'armée d'Alexandre, puis revint dans sa patrie, où il se mit à enseigner le scepticisme pendant trente ou quarante ans. Il ne laissa aucun écrit. Il n'appartient donc à l'histoire littéraire que par ses disciples. Bornons-nous à caractériser on quelques mots son esprit et la nature de son influence *.

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