L'ÉCOLE D'ATHÈNES
établis encore à Alexandrie certains maîtres renommés, entre autres Hiéroclès, disciple de PIularque,ot Olympiodore, dont Proclos vint écouler là même, vers 430, les leçons aristotéliciennes '. Mais Olympiodore ne nous a rien laissé; quant à Hiéroclès, it est impossible de le séparer do l'école néoplatonicienne d'Athènes, od il se forma, et dont nous avons maintenant à nous occuper.
C'est à Athènes en eiïet que le Néoplatonisme a pris sa dernière forme et jeté son dernier éclat'. Après Jamblique, il était resté sans direction certaine, sans chef capable d'imposer son autorité, oscillant entre la tendance purement théurgique, qui, si elle eut définitivement prédominé, l'eùl promptement réduit à n'être qu'une forme de dévotion individuelle, et la tendance mathématique, qui en eût fait une philosophie réservée à un petit nombre d'adeptes. L'école d'Athènes, sans écarter ni la théurgie, ni les mathématiques, y fit rentrer assez de psychologie et de raisonnement métaphysique pour maintenir quelque temps encore la solidité de la doctrine. Elle ne t'agrandit pas, comme l'avait fait autrefois Porphyre, mais elle la coordonna, elle en lia les parties entre elles, elle en Qt un corps désormais immuable. LeNooplatonlsme fut par làmèmc condamné, il est vrai, à périr bientôt, mais il recouvra du moins, pour un siècle et plus, les apparences de ta force.
Celui qui apporta aux Platoniciens [d'Athènes l'inspiration mystique de Jamblique fut sans doute Nestorioa ; on nous le représente comme dépositaire d'une sorte de religion, qui se transmit plus tard, de lui à Proclos, par sa petite fille Asciépigénia ^ Mais c'est le fils de ce