‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 479 sur 514 · Suidas. IIpivIiK · texte numérisé non relu

Suidas. IIpivIiK

4. Comment. II(pl4>u^^; dans les Comment, gr. in Arittolel., t. XI; Tltpt oùpavoO, même collcct., t. Vil ; Sur la physique, t. IX, X ; Sur la caléf/oriri, t. IV, 1. — Commentaire du Manuel d'Épictète, M. de Schweighieuser, avec Irad. lai., 2 vol iii-8°, Leipzig, ISOO: éd. de Dueliner, jointe au Théophraste de ta Bibl. Didot, Paris, 1S40.

jM,Googlc

1040 GHAP. VIII. — LA FJN DE L'HELLÉNISME

la majorité des lecteurs. D'une manière générale, l'auteur s'y est proposé d'appuyer les propasitîoas d'Epictëte sur la psycliologio et la métaphysique néoplatoniciennes; et, en cela, sou livre a quelque chose de scolastique; car c'est tout un exposé de philosophie traditionnelle, à propos d'un livre purement moral ; mais cet exposé possède une certaine force d'exhortation et d'instruction, qu'il doit à un examea sérieux, simple el sincère des choses en question.

L'édit de Justinien, de 529, mit fin à l'enseignement public de la philosophie néoplatonicienne dans Athènes. L'école fut fermée, ses biens furent confisqués. Mais la doctrine ne s'éteignit pas pour cela. Les philosophes, bien qu'il leur fût interdit de professer leurs idées, semblent être restés réunis encore à Athènes quelque temps. Puis, en 532, l'avènement au trône de Perse de Khosru Nushirvan ou Chosroès, prince instruit et favorable à l'hellénisme, les décida à se rendre auprès de lui. En 335, Chosroès concluait avec Justinien un traita de paix, où il stipulait que les philosophes ne seraient pas inquiétés pour leurs croyances. Ceux-ci rentrèrent dans l'Empire, mais il semble que les derniers représentants do l'école aient préféré dès lors le séjour d'Alexandrie à celui d'Athènes.

Nous y trouvons encore, dans la fin du vi' siècle, un philosophe d'un certain renom, Olympiodore le jeune, qui parait s'être attaché surtout à commenter Platon *. Nous avons de lui un commentaire sur le Premier Alctbrade, avec une Vie de Platon en manière d'introduction, d'autres commentaires sur le fîor^ïas, sur le Phitèbe; et, aussi, sur la A/e7eoro/ojî>d'Aristote*. On n'y trouve

1. Quelques renseignements personnels sur lui dans sa Vie dt Platon, p, ï, Weslermano, et dans son commentaire du Goi-giat, p. 1S3, lahn.

2. Vie de Platon, dans les BiographUi scriploret de WestermaiiD,

jM,Googlc

LE NÉOPLATONISME APRÈS PROCLOS 1041 guère d'originalité ni liltérairp ni philosophique. — Au delà, le dernier nom à citer est celui de David l'Ar- ' inénicn, disciple d'Olympiodore ; quelques traces de son ensf^ignement ont suhsislé dans des scolies sur la logique d'Aristole. — Antérieur peut-être à David, mais postérieurà Damaskios, llérennios, dont nous ne savons d'ailleurs rien, nous a laissé un Abrégé de métaphysique ( 'E^ïi-iTiiiî 6'!; Tx [leTfliyufrixa), de médiocre valeur '.

L'école néoplatonicienne et avec elle la philosophie hellénique disparaissent ainsi vers la iin du vi° siècle. A ce moment, les classes élevées de la société sont entièrement gagnées au christianisme. Une philosophie non chrétienne est devenue impossible dans le monde grec. Ses derniers adeptes ont dû s'éteindre obscurément, sans que l'histoire ait même pris soin de noter leur disparition. Seule, la doctrine survit en se modifiant. Dès le VI* siècle, la philosophie de Proclos passe en grande partie dans la théologie byzantine *. Jean Philoponos est un disciple d'Ammonios, et commente, au point de vue chrétien, la doctrine néoplatonicienne de Proclos. Cette môme doctrine se retrouvera encore au viii° siècle, en partie au moins, chez Jean de Damas, qui la transmettra aux écoles de Byzance. Organisme stérilisé, qui depuis longtemps a perdu toute force vitale en perdant l'indépendance de la pensée.

La philosophie ncoplatunicienue, parie tour mystique

BroDswick. ISIS. rééJité à la suite du Diog. Laiirce de la Bibl, Didot. Paris. ISSa. et dans la plupart des éditioDS de Platon. Commentaire Sur le premier Alcihiade, éd. Creuzer, Inilia philoiophix, i»tc., t. II, Francfort, 1821 ; Sur le Phédon. éd. Fiockh, Heilbronn, IMl ; Sur le Philèbe, dans l'édition du PftHèbe de Stallbaum, Leipzig, 1820-S6 ; Sur te Gorgita. éd. lahn, Jahrhuch. supplém., l. XIV. Commentaire Bur la mâtéorologie d'Aristote dans l'édition de Ideter, 2 Tol., Leipzig, lfi3t<36.

Page 1