Théogonit, début
!. Plntarque, Uarc-Antoine, S8, 3'
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PERGAME, ANTIOCIIE, BTC- 15
quelques poètes étrao^ers, mais le pays lui-mémo ne produisit rien de notable jusqu'au temps de l'empire.
A côt6 de ces trois grandes villes, il faut encore nommer Syracuse, qui eut, sous Hiéron II, la gloire de produire ie plus grand poète et le plus grand ingénieur de cette période, Théocrito et Àrcliimède.
11 faut aussi accorder UQ souvenir à quelques villes qui furent, au moins en passant et par une heureuse fortune, de petits foyers littéraires : Cos, par exemple, à cause du poète Philétaa, et Rhodes, à cause de son école de rhétorique si souvent mentionnée par Cicéron ; — ou encore à. une cité comme Tarse, en Cilicie, que StraboD nous montre si ardente à l'étude, une véritable pépinière de lra%'ai[leurs, mais qui ne les forme pas elle-même, faute de ressources, et qui se contente de les envoyer dans les grandes cités V La petite ville de Soles, voisine de Tarses, produit, dès le m* siècle, le péripatcticien Cléarque et le stoïcien Clirysippe. En somme, on travaille partout dans le monde grec, et parfois même eu dehors. Il y a des hellénisants jusqu'à Carthage, oit Ilannibal savait le grec', où Carnéade trouvait son meilleur disciple, un certain Asdrubal, qui prit le nom grec de Clitomaque. Mais ce sont là des faits isolés, dans le détail desquels nous n'avons pas h entrer ici. Ce qui détermine, en résumé, les caractères généraux de la littérature de ce temps, hors d'Athènes (ajoutons si l'on veut, mais dans une certaine mesure seulement, hors de Syracuse et de quelques villes purement grecques), c'est l'état de choses qui règne à Alexandrie, à Perçame, à Antioche. Ce sont ces conditions qu'il s'agit de déûnir et dont nous avons à déduire les conséquences. Quel est donc le public auquel s'adressent les écri-