‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 4 sur 514 · Dans Atbéoée, I, p. 2S, D · texte numérisé non relu

Dans Atbéoée, I, p. 2S, D

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14 CHAPITRE 1". — CARACTÈRES GÉNÉRAUX qui oserait dire qu'il fût tout à fait injuste? Les Muses domestiquées d'Alexandrie ne sont certainement plus tout à fait les mêmes que ceslibres décssesde l'Hélicon, qu'Hésiode voyait « agiter en cadence leurs pieds délicats sur la haute et sainte montagne, auprès de la fontaine aux eaux violettes, devant l'autel du puissant fils de Kronos ' ».

Après Alexandrie, Pcrgame est une autre capitale^ littéraire. Les Atlales rivalisèrent avec les Lagides. On sait qu'ils attirèrent de nombreux artistes et que Pcrgame fut au III' siècle le siège d'une florissante école de sculpteurs. Ils fondèrent aussi une riclie bibliothèque. Celle-ci, moins considérable que la bibliothèque d'Alexandrie, n'était guère moins précieuse, s'il est vrai que Marc-Antoine, après l'incendie qui a%-ait consumé la bibliothèque des Ptolémées, put trouver h Pergamc deux cent mille volumes qui contenaient tousdes ouvrages différents, et en faire présent à Cléopâtre *. Autour de celte bibliothèque, les travailleurs affluèrent. Les Attalcs furent toujours en relations étroites avec Athènes, en particulier avec l'Académie et le Portique. Il vint donc à Pcrgame quelques philosophes, maissur^ tout il y vint ou il s'y forma des érudits, historiens et philologues, attirés par ces milliers de volumes.

Antioehe, la capitale des Sclcuc ides, devenue rapide- . ment une riche et luxueuse cité, eut aussi une bibliothèque célèbre, et par conséquent des bibliothécaires, c'est-à-dire des érudits. Le plus connu est Euphorioade Chalcis, qui y vint à la fin du iii° siècle, sous Antiochus 111 le Grand. Mais le séjour d'Antioche était évidemment peu favorable à l'étude; on y songeait plus au plaisir qu'au travail. Les rois y attirèrent parfois

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