Di(»g. L., IV
». Diog. L., rV, 40.
ft CIcéroD, Acad, U, xxit, 17. Ct. NumenloB, dans Mullach.
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78 CHAPITRE II. — PHILOSOPHIE AD III' SIÈCLE sage doit suspendre sod jugement, s'en tenir au doute (î'Kajri) sur le fond des choses, et se contenter, dans la pratique, de la vraisemblance, établie sur une certain© logique du discours (t& su^oifoy). — Il mourut en 241, n'ayant écrit que quelques vers et quelques lettres <.
Carnéade, né à Cyrène vers 215, mort en 129, acheva la théorie du probabilisme *. Il y avait, selon lui, trois degrés de prtAabilité (itiOavÔTTiî). Il distinguait les opinions simplement probables (Sô^at ni9ayai), celles dont la probabilité s'imposait par la force de certains argu-' ments iïréfutables (îci9avat xxl cèirEpifficaoTOi), celles qui étaient de tout point irréfutables (ÔKepwncaffTtii xat «eptw- Sfupitvxt) ^ Mais cotte force apparente de certaines opinions était, à ses yeux, purement logique *. Au fond, la vérité objective est inconnue. Son disciple Clitomaquc disait n'avoir jamais pu découvrir une vérité que Carnéade tînt pour absolument certaine '. Disputéur autant qu'Arcésitas, il l'était autrement : c'était moins encore un dialecticien qu'un orateur'. Sa voix puissante^, sa fougue entraEnante, l'éclat de son imagination •, auraient peut-être fait de lui, à une autre époque, un orateur plutôt qu'un philosophe. En l'année 156, les Athéniens, ayant une contestation avec les habitants de Sicyone, envoyèrent trois députés au'sénat romain pour défendre leur cause. Carnéade fut un de ces envoyés,