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î. Denya d'Holic, Préface de ses Jugement! du oraleun ancUnt. Voir aussi Cicâron, dans le Bmlui.
2. Cf. Suscmihl, II, p. 462 et suiv. — Citons iiculemcDt, pour mémoire, Mutris de Thébes, dont VÈIoge d^HirakUi a été la prlDcIpale source des récits de BiiKlore, 1, 24, 4.
4. Il était postérieur à Charisios, dont il suivait les oieinplcs (Cicérou. Brutui, 83), et antérieur & l'école de Pergame, qui réagit
5. Plutarque, AUx., 3. — Les fragmente il'IIégésias ont été recoeilUs par C. MQUer à la suite de sou Arritn (Bibl. Diilol), dans 1m Fragment* de* hittoritOM iTAUzandrt, p. 13S-144.
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90 CHAPITRE III. — RHÉTORIQUE, HISTOIRE, ETC. cipal de ce qui s'ost appelé plus tard « l'éloquence asiatique » '. 11 a servi de modèle à de nombreuses générations d'orateurs ou de rhéteurs. Son goût, ou son manque de goût, a fait école. Des historiens même ont essayé d'écrire comme lui. Et, à cause de cela, il est nécessaire de se demander comment il écrivait.
Les critiques anciens nous le représentent comme un éci-ivain prétentieux, un bel-esprit vide d'idées et de sentiments, riche de mois afTeclés, de métaphores bizarres, de tours recherchés, de jeux de mots et de pointes, de rythmes sautillantset incongrus*.. C'était une sorte de Trissotin. Quelques citations textuelles nous permettent d'en juger. La plus longue est donnée par Denys: c'est une page de VBisloire d' Alexandre oii est raconté un épisode du siège de Gaza. II est difficile, après i'avmr lue, de ne pas souscrire au jugement de Denys, qui déclare que ce récit a l'air d'être fait par quelque plaisantin efféminé '. Un autre passage cité par Strabon *, semble tiré d'un discours : ce sont quelques lignes sur l'Acropole d'Athènes; rien n'est plus guindé, plus déclamatoire et plus froid *.
Cette rhétorique naquit dans les cités grecques d'Asie- Mineure, qui n'avaient ni les traditions de l'Atticisme, ni, à celte date, aucun sérieux : on y vivait mollement,
I. Il s'agit ici de la première forme de l'éloquence asiatique. Sur la douzième forme, cf. plus bas, ch. VI.
i. Voir surtout Gicéron, Bruluai 67 et 69 ; Denys d'Halic, Arrang. des muta, c. 18; Théon, Progymnasm., t. I, p. 169 des Rhetorcs graeei (ie ■\Valî(t. II, p. 71, Spengel); Pseudo-Longin, Suhiinie, 3, 2;Quiotilien, XII, 10, 16-17.
3. 'Tnb Yuvaixûv ^xstEaYâtuv ivSpÙRcdv... xat oùSlv toÙtuv (liTà iraau- {ric, ilX' ini yXtvxa^ui xa\ vaTuyiXuiti.
\. Strabon, IX, p.' 396.
S. Voir encore dans C. MUller, tragtn. i (p. 139-t41), les passages cités par Agatharchides. La ruina de Thébes, par exemple, lui Inapirail des jeux de mots dont voici un échantillon ; Aciviv ttiv ^(dpoiv JCmopov iIvBt tV tcuc Snaptaùt tiuaHogiv.
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