RECUEILS ET CHRONIQUES
variées et même de vues originales sur les antiquités de la Grèce et de la Troade '. Toutes ces œuvres sont aujourd'hui perdues, sauf de rares fragments. La perte en est assurément très regrettable, mais pour la connaissance des choses plus que pour la littérature proprement dite, qui n'avait sans doute que peu de part dans tout cela.
On peut en dire à peu près autant d'un autre groupe d'écrits, plus voisin pourtant de l'histoire traditionnelle et classique, mais encore médiocrement littéraire : c'est la série des chroniques, journaux ou éphémérides, annales plus ou moins sèches, mais exactes et précises, qui se sont multipliées au m' siècle. — Voici d'abord les Éphémérides de l'expédition d'Alexandre (BauiXeioi i'ÇDlupiSi;)' journal officiel de la campagne, rédigé par deux des compagnons du roi de Macédoine, Eumène do Cardie et Diodole d'Erythrée. Diodote est d'ailleurs inconnu. Quant à Eumèrie, c'est le général, ami de l'crdiccas et ennemi d'Antigone, qui le fit périr en 313^. Les fragments qui nous restent de ces fj/ihémérides nous font voir avec quel détail les événements y étaient racontés ou plutôt notés V Plutarque, dans son récit de la mort d'Alexandre, suit de très près les Éphémérides, qui marquaient jour par jour les phases de la maladie *. Ëumène était quelque chose comme le Dangcau du roi de Macédoine. — Acôtédes^pWm^ftrfes, mentionnons les Étapes d'Alexandre, de Béton.et Diognète, et les Étapes d'Asie, d'AmynIas, qui semblent avoir eu le même caractère'.— LaCAron<)/oyjedeSosibios(Xp&vuv àvT(fx'^r,),