‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 69 sur 514 · V. fragm. 4, S, 1. etc · texte numérisé non relu

V. fragm. 4, S, 1. etc

4. Notice sur Dicéarque et fragments dans C. M&ller, iiid., p. 215-!6S. Notice de Suidas.

5. Cf. C. Maiter, p. !26. Voir aussi, p. 2SS et euiv., U discussion sur i'aulbentieilâ de quelques-uns des fragnieats.

S. Ils en faisaient faire, dit-on, tous les ans une leetnre publique (Suidas).

jM,Googlc

HISTORIENS D'ALBXANDBE 101

écrits sur la philosophie, sur l'histoire littéraire, sur la géographie '. Nous aurons à mentionner cos derniers un peu plus loin.

Arrivons enfin à ce qu'on peut appeler la grande histoire, celle qui raconte dans leur ensemble, avec ampleur, avec éloquence, les événements les plus considérables de la vie des peuples ou des cités, l'histoire inaugurée et pratiquée par les Hérodote et les Thucydide, les Xénophon, les Éphore et les Théopompe.

Le nombre des historiens, depuis la un du iv* siècle jusqu'à Polybe, est considérable. Quiconque, n'étant pas poète, a le goAt des lettres (et le nombre des lettrés s'accroEt alors avec rapidité), n'a guère le choix qu'entre la philosophie ou l'histoire ; ce sont là les deux grandes routes où passe la foule ; l'histoire, en particulier, avec ses chemins latéraux, ses sentiers d'érudition et de curiosité, attire de nombreux travailleurs. De cette production si abondante, il reste fort peu de chose. Si la substance même de ces écrits a passé plus ou moins dans les œuvres historiques postérieures, la physionomie des écrivains — à supposer qu'elle ait jamais été très distincte — s'est évanouie. Nous n'essaierons pas de la faire revivre. 11 s'agit uniquement ici de donner une esquisse légère de cette activité historique, d'en indiquer \ea principaux objets, et d'en chercher les traits essentiels dans celui qui a été, de l'aveu de tous, le plus remarquable des historiens de cette période et de cette école, Timée de Tauroménium.

L'expédition d'Alexandre était un événement trop extraordinaire pour ne pas frapper vivement les imaginations. Les historiens devaient y trouver une matière

Page 1