DenjB d'Halic, Antiq. Rom., I, 6. Cf. Polybe, I
3. Suidas parle d'une ÎIuUidyti ifap[iùv pTitapixuv en 6S livras, par confusIOD Bans doute aven le cbfSre total de ses livres liislorl4ueb (cf. Millier, p. LI; Snsemihl. p. 'S67, n. 2U). trois If Très lUpl Supdc (dont OD ne sait rien), et des Xpôvixài itpa(iCia, qui semblent avoir âté UD extrait de son principal ouvrage (cl. Mflller. p. UV).
*. Cf. C. Mûller, p. LI.
S. Surtout an livre XII. ch. 3-lS et i3-S8. a. Pour les aatrAs passages, v. l'Indei de Polftis (éd. Hnltsch), au mot fimaev. '^'^■
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cuse d'ignorance, de superstition, de partialité, de mensonge. Le jugement de Polybe est considérable par luimême et beaucoup de ses arguments sont persuasifs. Mais il exagère; il fait de la polémique plutôt encore que de la critique : il accable, dans lapersonne de Timéê, le représentant le plus illustre d'une école historique qu'il juge avec raison détestable, et il ne lui rend justice qu'à contre-cœur. On voit clairement, dans un de ces passages ', qu'il avait été, comme tout le monde, séduit d'abord par certains mérites de Tîmée. C'est seulement à la réflexion qu'il se ressaisit, et non sans mau' vaise humeur. Essayons de voir les choses plus froide' ment, d'une manière plus objective et plus impartiale
Le grand mérite de Timée, sur lequel il faut insister d'abord, c'est son immense labeur d'érudit '. Pendant les cinquante années de son séjour à .\thènes ot jusqu'à la Gn de sa vie, il avait lu tous les écrits de ses prédécesseurs \ Il ne s'était pas contenté des ouvrages historiques; il avait eu recours aux documents originaux, non sans tirer quelque vanité de ses rechËrches en ce genre *. Polybe semble le soupçonner sur ces matières d'un peu de charlatanisme : il lui reproche de ne pas dire où il avait trouvé certaine inscription qu'il invoquait contre une opinion d'Aristote. Mais Timée, qui, n'était pas grand voyageur, n'avait probablement pas lu l'inscription en original : il suffisait que, l'ayant trouvée dans quelque recueil, il eût eu l'idée de l'utiliser, pour que son travail fût digDe de plus d'éloges que ne lui en donne Polybe.
Dans ses immenses lectures, il semble que Timée ait porté d'utiles qualité^ critiques. Il était fort indé-
t. Xn, 26 d.