I. Id., ibid..l, I
HUtoir» d« !■ li". S^Mqo*. — T. V. 8
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moléon, il en fait un dieu '. S'il attaque Aristote^ Déxîliarès ou Agalhocle, c'est avec une violence de terîs qui est indécente et ridicule*. On croirait entendre 1 poète satirique ou un orateur de panégyrique. Les tcours qu'il prête à ses personnages n'ont rien de vrai, ne s'inquiète pas de savoir ce qu'ils ont dit réellement de chercher dans leurs paroles l'explication profonde
leurs actes : il ne s'occupe qu'à leur prêter des phrai qu'il croit éloquentes et qui nesont que ridiculemeni Stenlieusesi par exemple, ce sot discours qu'il met ns la bouche du Syracusainllermocrate, et qui est plus ',ne d'un élève des rhéteurs que d'un homme d'état lybc y voit un mensonge intentionnel; disons plutôl e c'est un manque de goût lamentable.
Tout le stylo de Timée est gâté par cette affectation.
n'est pas qu'il fût sans talent : Longin lui reconnaîl rfois de la grandeur *. Ciccron loue son habileté à re la phrase ^. 11 le déclare un des. plus admirables rmi les Asiatiques'. Mais c'est un Asiatique, en somme,
Asiatique à la façon d'Hégésias, c'est-à-dire un de ces iteurs prétentieux et puérils dont tout l'effort n'abouqu'à donner une impression générale de froideur et nnui '.
riniée avait assez généralement, au temps de Polybe, réputation d'être le premier des historiens'. Rien ne ntre mieux que ce fait la décadence profonde de
Id., ibid., !3. 4.
Id.. iiid., 8, 3-*; 13; 15. Cornélius Nepos range Timée {Alcib. parmi les maledicentiaiimi icriplorea, Polybe. XII, 26; cf. 25, k; 25 a, 3-5; 25 b, *; !8 b; 26 d.B;
Psoudo-Longin, Sublime, 4, I.
De O'-at., II. «.
Bntiii». c. 93.
Cf. Denys d'Halic, t. II, p. 135. 2S ; Plutarque, Siciai, 1; ido-L,ongin, t. 1.
Polybe, XU, 28, 6.
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LES OËOORA.PHBS 115
l'histoire au m* siècle et l'importance de la révolution leotée par Polybe lui-même au siècle suivant.
Si la « coDoaissanco des lieux », selon le mot de Polybe, est indispensable à l'historien, la géographie est comme une cmnexe de l'histoire, et il convient d'étudier les géographes à côté des historiens.
La période qui nous occupe en ce moment a été pour la géographie grecque un âge de développement et de progrès. Les conquêtes d'Alexandre ouvraient à la Grèce des horizons inconnus. Le commerce prit une extension considérable. Une vive curiosité s'empara des esprits. On décrivit ces pays nouveaux; on relit l'étude mélhodiquc de l'ancienne Grèce. En même temps, les progrès des sciences exactes conduisaient certaines intelligences à se former une idée plus juste de la Terre prise dans son ensemble. L'étude delà Terre sous ses deux formes essentielles — géographie descriptive et géographie mathématique, — produit alors toute une bibliothèque. Mais la plupart des écrits de celle sorte ne nous sont aujourd'hui connus qu'indirectement, par les témoignages desécrivaios postérieurs, et tes plus impoi'tants d'ailleurs devaient leur intérêt moins à l'art qu'au fond des choses. Double raison de ne pas nous arrêter à d'inutiles catalogues et de signaler seulement quelques noms célèbres '.
1. La plupart des textes géographiques grecs de cette période doivent être cherchés dans les Geographi graeci minores de 1^. Millier {Uidotj. Ooelines-una des plus impartaolB cependant figurenl diDs d'antres volumes de la même collection : nous les indiquerons i mesnre. — Conauller, pour l'hiatoire de la géographie grecque, outre les travaux anciens de Letronne et de GosscUin (Ae-
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Le premier est N6arquc, l'amiral d'Alexandre, cliargé par lui d'explorer le cours del'lndus, et qui, ayant descendu ce ileuve jusqu'à la mer, ramena sa flotte le long des côtes de l'océan Indien jusqu'à l'Euphrale <. Il avait raconté son voyage d'exploration (son « périple»), dans un ouvrage spécial qui n'était pas seulement un journal de roule, mais qui contenait aussi de nombreuses informations sur les choses de l'Inde. Il y rapportait avec sincérité et non sans critique, scmble-t-il, à la fois ce qu'il avait vu lui-même et ce qu'il avait appris par ouï-dire. Il parait avoir vu des Bralimancs ^ ;. mais il se bornait à répéter ce que les Indiens lui avaient dit sur leurs tigres^ et leurs serpents *: en revanclic, il avait rencontré des baleines et décrivait leurs jeux terrifiants '. Au point de vue géographique, il est certain que son livre apportait aux Grecs des renseignements d'une grande nouveauté et d'une grande valeur sur les pays dont il avait longé les côtes et sur l'océan qu'il avait parcouru. Les fragments qui nous en restent ne nous permettent pas d'en juger le mérite littéraire '.
Au même groupe appartient Mégasthène, qu'on range souvent parmi les historiens d'Alexandre, mais qui a plus de titre, semble-l-il, à être compté parmi les représentants delà géographie descriptive '. Mégasthène élaif
eherehei tur la géographie tyUtmaiique et positive des ancieni], l'ouvrage capital de Hugo Bergar, Geschichle der witsemchaftliche Erdiunde der Grieckin. I.oipzig, 1S87. Pour la période étudiée ici, voir Susemital, I. 619-701, où l'on trouvera tous les noms. Cf. auBsi M. Dubois, Examen de la géographie de Straban, Paris, 1891, p. 231-ÏS5. J. C. MUller, Seripi. rerum Alex, (à la suite da Vàrrien), p. 651.