‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 85 sur 514 · X. Strabon, II, p · texte numérisé non relu

X. Strabon, II, p

3. Cf. A. Sclim»ckel, Pylheae MasiUUrais fragm. quat tapertunlf

118 CHAPITRE ni. — RHÊTOBIQCB, HlSTOIBB, ETC.

Il avait consigné le résultat de ses explorations dans un ouvrage intitulé Iltpl 'ûxscivoi!. Polybe et Strabon lui sont peu favorables. Mais cette divergence vient surtout d'une différence de point do vue. Pythéas n'était pas seulement un voyageur, un peintre de mœurs et de pays : c'était un mathématicien qui savait se servir du gnomon; ses déterminations de latitude avaient une valeur positive que des erreurs de détail ne sauraient affaiblir. Polybe et Strabon, mieuxinforméssurnombredo détails, sont plutôt des politiques et des philosophes que des savants : en somme, c'est souvent Pythéas qui avait raison contre eux sur l'essentiel '. Mais rien ne prouve qu'il fût un écrivain.

A calé do ces explorateurs qui décrivent des pays nouveaux, voici maintenant un marin qui fait le relevé des ports et la description des escales de la Méditerranée, Timosthène, amiral de Ptolémée Philadelphe, dont Éralosthène a utilisé les travaux *; — un péripatéticien, le philosophe Dicéarque, géomètre autant que philosophe, auteur d'un travail intitulé KarapTp'^oïiî twv h IltXoTcomiaqi opAy'; — un autre péripatéticien, Agatharchos de Cnide, qui vivait dans la première moitié du second siècle, et qui avait composé, outre un écrit spécial Sur la mer Bouge,, un grand ouvrage en 59 livres Sur l'Europe et sur CAsie, travail à la fois historique et géographique, suivi de près par Diodorc dans ses descriptions de l'Egypte cl de l'Ethiopie, vaste et savante

Mersebourg, 1S4B (Progr.). V. surtout, pour l'appréciation de Pjthéae, M. Dubois, Examen de la géogr. de Strabon, p. 153 et

1. ËD particulier sur la latltade da Marseille, malgrâ les objec> tioDS de Strabon.

2. Utpl Xi^Uitc-i, Ilipl rfiaav, ïiitistriioh Cf. Strabon, IX, p. Ul (SuBemibI, 1, p. 660).

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