BerDhsrdy, Eraloslheniea, p
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ËRATOSTHËNE 12»
sur les latitudes et les loD^itudcs, sur la situation relative des pays, sur les phénomènes constatés par les ex ploraleurs. On voit, par divers passages de Polybo el de Strabon '> qu'il s'attachait de préférence aux mesures géométriques, aux observations astronomiques ; qu'il acceptait, par exemple, les idées de Pythéas sur la latitude de Marseille el les théories de Oicéarque sur la configuration du Péloponnèse : en quoi il faisait preuve encore de plus d'esprit' scientifique que Polybo lui-même et que Strabon. — Enfm, dans le troisième livre, il donnait un aperçu de la géographie politique de son temps. — Le tout était accompagné d'une carte géographique. On sait qu'Anaximandrc passait pour avoir eu le premier, en Grèce, l'idée de dresser une carie de la terre : celle d'Ératoslhène devait permettre de mesurer facilement d'un coup d'œil l'immensité des progrès accomplis depuis le vi' siècle.
SesrechercheBsurlachronographie{nipiXpoïOYpaçiûv) n'étaient pas moins remarquables que les précédentes, à la fois par l'étendue des informations et par la fermeté hardie de la critique. C'est Ératosthèno qui semble avoir dit nettement pour la première fois que l'âge historique commençait avec les Olympiades; et que les âges précédents étaient ou totalement inconnus ou mythiques'-. Il avait essayé cependant de porter quelque lumière dans ces demi-ténèbres du mythe. Il avait interrogé les documents égyptiens '. Il avait déployé, dans l'appréciation des dates relatives à Homère et à Hésiode, une critique très ingénieuse et 1res fine*.
Son système chronologique, qui va de la guerre de Troie à sou temps, était devenu classique dans l'anti-
I, Polybe, XXXIV. !, li ; 3, * ; Strabon, II, *. !. Fragm. 2 (C. UflUer).