‹ Histoire de la littérature grecque (volume 4)Chapitre 93 sur 514 · CI. Dielfl, Doxographi graeei, p · texte numérisé non relu

CI. Dielfl, Doxographi graeei, p

jM,Googlc

128 CHAPITRE III. — RHÉTORIQUE, HISTOIRE, ETC gues, dont nous savoDs malhourcusemeot fort peu de "chose '.

Cet esprit de curiosité éruditc, qui a multiplié, après Alexandre, les recherches historiques de toute sorte, s'est fait sentir avec non moins de force dans un autre domaine jusque là peu cultivé, mais que les circonstances mettent alors fort en vue, — le domaine grammatical et philologique.

Avant l'hégémonie macédonienne, les Grecs avaient été plus artistes et créateurs en littérature que théoriciens et savants. Déjà, pourtant, ils avaient commencé à réfléchir sur la langue dont ils se servaient et sur les œuvres qu'ils lisaient. Les premières études grammaticales remontent à Frodicos et aux plus anciens sophistes. Platon et Aristote avaient aussi touché par occasion à ces problèmes. On sait l'attention que leur donnèrent les stoïciens. La lecture assidue d'Homère et des vieux poêles lyriques ou gnomiques, qui formait le fond de l'éducation littéraire à Athènes, avait fait nattre une sorte de philologie rudimentaire et instinctive. On peut dire, en un sens, que la philologie avait commencé avec la rédaction des poèmes homériques. Elle s'était créé peu à peu une sorte de tradition et des règles par l'étude de plus en plus constante de ces antiques chefs-d'œuvre. Au temps d'isocrate, il y avait dos sophistes qui faisaient profession d'expliquer et de commenter Homère '. Les « problèmes » et a questions

Page 1