Sur PblléUs, cf. plus bas, cli. IV
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ZÉNODOTE 131
ic\ç\te, devenu roi à son tour (vers 28S), chargea son m&tlre Zénodote de diriger la grande bibliothèque dont Ptol6m6e Soter avait commeacé sans doute la formation, mais qui fut surtout l'œuvre de Philadelphe. Zénodote s'entoura de collaborateurs dont quelques-uns sont connus, par exemple les poètes Alexandrie d'Etolie ot Lycophron. Ceux-ci eurent dans leur « département » les poètes tragiques et les poètes comiques; Zénodote se réserva les poètes épiques et lyriques *. It s'occupa, dit-un, de l«a classer; ajoutons qu'il dut sans doute en acheter beaucoup et faire le catalogue de ses collections. — Comm« philologue, il est d'abord l'auteur d'une sorte de lexique des « mots rares » ou y^ûo<ixi qu'on trouvait dans Homère * : c'était un travail qui devait ressembler à ceux de son maître Philétas. Sa véritable originalité n'est pas là : elle est dans sa célèbre édition de l'Iliade et de l'Odyssée. Zénodote est le premier en date des diorlholes alexandrius ^ c'est-à-dire des éditeurs savants et critiques, qui, au lieu de reproduire servilement le premier texte venu de leur auteur, se sont donné pour tâche d'en comparer les versions différentes et d'en faire sortir un texte aussi pur que possible. Par là, Zénodote est l'ancêtre vénérable de tous les éditeurs modernes. Dans sa récension des poèmes homériques, il avait signalé les interpolations et corrigé les fautes. Par malheur, il s'était attaqué, pour son coup d'essai, au texte dont la critique était de beaucoup la plus difficile, à cause de l'antiquité de la langue et du caractère particulièrement flottant de la tradition. Ses successeurs, et surtout Aristarquo, l'ont très souvent combattu. II était impossible on effet qu'il n'eût pas commis de nombreuses erreurs. Autant
I. Tzetzéa, ProUg. in Ârùtoph., cité par BltBchl, Opuac , I. p. lit. î. Sehol. Orfyw.. III- **i.