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132 CHA1>ITR£ III- — EHËTORIQUB, HISTOIHE. ETC. qoû nous eh pouvons juger aujourd'hui à travers Ica citations des critiques, il semble que son défaut principal fût d'avoir trop souvent prononcé des jugements arbitraires, fondés sur son goût personnel plus que sur une intelligence assez historique et assez profonde de cette poésie déjà si lointaine '. Mais c'était là un inconvénient inévitable à cette date, et mémo, s'il faut l'avouer, un défaut auquel ses plus célèbres successeurs sont loin d'avoir toujours écliappé. D'ailleurs le problème ijue se posèrent les éditeurs alexandrins était probablement insoluble. Leur prétention était de retrouver lo texte authentique d'Homère. Le problème serait diiTicile, mais non insoluble, s'il était vrai qu'il eût ja-' mais existé un texte authentique d'Homère. Mais si ce texte n'a pas existé, à quoi pouvaient aboutir les elTorts des chercheurs les plus savants? Le malicieux Timon, l'auteur des Silies, un jour qu'on lui demandait quelle édition d'Homère il fallait lire, répondit que le mieux était de tâcher de trouver un vieux texte qui n'eût pas encore subi les retouches des « diorthotes » '. Il avait peut-être raison.
Callimaque d'Éphèse, qui paraît avoir été le successeur de Zénodote, est surtout célèbre comme poète. Nous le retrouverons à ce titre au chapitre suivant. Bornons-nous à dire ici que son rôle, comme bibliothécaire, fut considérable '. 11 avait rédigé (ou fait rédiger BOUS ses yeux par des collaborateurs) une immense publication en 120 livres, intitulée : Tableaux des écrivains illustres et de leurs œuvres (nîvstxeçTûv tv T;i«i
1. Cr. BCmer, Ueber dU Homerreeention det Zenodot, Muoicb, 1S8S (dans les Abhandlungen de l'Acad. bavarolBe, 1. XVII, p. G39-TtS).