Diogèae L.. IX
3. Notice de Suidas. Cf. Egger, Callimagut bibliographt (dons VAnnuairt de* Étudn grecqutt, 1S7S). T. aoaai SoMinlhl, I, p. 337>
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CALLIHA.QUE, ARISTOPHANE DE BYZANCB 133 icxt$8Lf SixJkafjc^xvTtdv xa,l ùv m^iy^x^xv). C'était une bibliographie raisonnée, à la fois biographique, historir que et critique, où tous les ouvrages de ta bibliothèque, classés par genres et par ordre de dates, étaient énumérés et catalogués. Cet admirable répertoire était une mine d'informations de toute sorte sur la vie des écrivains et sur l'histoire littéraire, en mémo temps que sur la bibliographie proprement dite. On y trouvait, par exemple, avec un résumé dos didascalies dramatiques, des indications sur le nombre des vers, des lignes ou niques de chaque ouvrage '. Rien de pareil n'avait jamais été fait sur l'ensemble de la littérature grecque. Hais Callim&que ne s'en était pas tenu là : Suidas, dans sa notice, énumère 'encore une assez longue liste d'écrits dont Callimaque était l'auteur sur des questions particulières de philologie.
Nous avons déjà parlé d'Ëratosthènc et de son traité ntrla Comédie ancienne. Quant à Apollonios de Rhodes, il semble avoir consacré toute son activité à la poésie : ce n'est donc pas le lieu de l'étudier. Restent trois noms, qui sont des plus grands dans cet ordre de science.
Aristophane de Byzance est le premier on date *. Né vers le milieu du m" siècle en Macédoine, il était fila d'un officier de fortune que les hasards de la vie amenèrent à Alexandrie. Il y fut l'élève de Callimaque, peut-être deZénodoto'; il y connut Ératosthènc. Sa ré-
1. Cr. Grani, NouveUet rtehercht* lur la ttiehomitrU, Revue de PhUologie, 1878, p. 79 et aniv.
1. Notice de Suidaa. ConauUer surtout l'ouvrage classique de Nanck, ArUtophanit Bytantii grammatiei AUxandrini fi-agmtnta. Halle, lus.
S. De CalUmaque dans sa. jeunesse, après l'avoir 6té de Zénodote dans son enfance, selon Suidas. Gomment Zénodote. alors an
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putation de savant le fit choisir par Ptol^mée Épiphane comme bibliothécaire, quand la place devint vacante par la mort d'Apollooios. Aristophane avait soixante-deux ans. Le roi Eumèae de Pergame voulut l'attirer chez lui. Ptolémée, pour garder son bibliothécatro, le fit emprisonner et ne lui rendit la liberté qu'après avoir pris ses garanties. Ainsi disputé par deux rois, le glorieux bibliothécaire vécut encore une quinzaine d'années. — Cette grande réputation était fondée sur des travaux exclusivement philologiques '. Aristophane de Byzance futgrammairien, lexicographe, bibliographe, éditeur de textes, et il le fut avec une supériorité de méthode et de savoir qui le met au premier rang*. En grammaire- il est le fondateur de la théorie do Vanalogie, c'est-à-dire delà régularité rationnelle, par laquelle il essayait d'expliquer la déclinaison grecque ' : c'était une tentative pour faire pénétrer un peu do lumière dans le chaos de l'usage ; tentative évidemment prématurée et souvent fautive, mais qui dénote une force d'esprit reinarquable. C'est lui aussi qui avait rendu plus général et plus régulier l'emploi des signes d'accentuation *. En lexicographie, il avait accumulé d'immenses recherches sur le sens précis des mots dans les divers dialectes ('Attixxî Xt'Çeiî, KoMMwaX -fkQnjua.Cj, sur les proverbes (riepî Tcapoifiiùv, en 6 livres), sur certains passages obscurs des poètes ', et même, chose plus délicate et
comble de la réputation, fut-il la maître d'un tout jeuoe entaot? — Athénée lui donne aussi pour maître le poète comique Machon (VI. 2»t, F, elïIV. 68*. A).