Iliade, I, 193 cl suiv
plus à leurs développemenls. On peut choisir comme exemple de cette manière le message d'Iris auprès de Borée et de Zéphyre au XXIIP livre '. Il s'agit là uniquement d'exciter la flamme du bûcher de Patrocle, et pour une chose aussi simple les dieux interviennent, Iris va porter aux vents les ordres de Zeus, on discourt, on s'agite, comme si le sujet en valait la peine.
En opposant ce passage au précédent, on a les deux termes extrêmes d'une longue série qui comprend naturellement une foule d'inventions intermédiaires.
Dans son ensemble, le monde divin de l'Iliade est aussi vivant, aussi intéressant que le monde héroïque. En se mêlant à celui-ci, il lui prête sa majesté, ef il permet au poète de faire apparaître, derrière la grandeur purement humaine de ses héros, une grandeur religieuse qui devait toucher vivement des âmes croyantes.
Terminons cette rapide étude en disant quelques mots de la langue de V Iliade^.