‹ Histoire de la littérature grecque (volume 5)Chapitre 197 sur 261 · Cycli reliquiae, Didot, p · texte numérisé non relu

Cycli reliquiae, Didot, p

De même que VIliade était encadrée dans le cycle entre les Chants cypriens et VEthiopide, de même la Thébaîde l'était entre VŒdipodie et les Epigones, Il n'est pas douteux que ces deux poèmes n'aient été faits pour se raccorder au précédent.

Le poème des Epigones ou Alcméonide^ était anonyme comme la Thébaîde et tellement lié à celle-ci par le sujet qu'on a pu quelquefois les considérer comme les deux parties d'une même composition*. Il parait plus probable toutefois que V Alcméonide n'était qu'une suite ajoutée postérieurement. Le parallélisme des deux poèmes semble impliquer en effet que l'auteur du second était simplement un imitateur sans grande originalité personnelle. 11 avait raconté la seconde expédition argienne contre Thèbes, celle qui fut conduite par Alcméon, fils d'Amphiaraos, et à la suite de laquelle les Cadméens vaincus quittèrent leur ville. Son poème avait exactement la même étendue que la Thébaîde^ \ mais la ressemblance extérieure devait faire ressortir plus vivement l'infériorité de l'invention. Tandis que le principal poème était riche en grandes scènes qui ont fait fortune dans la littérature, le second n'a, pour ainsi dire, rien laissé après lui*.

VŒdipodie était à la Thébaîde ce que les Chatits cyprieîis étaient à Ylliade, une sorte d'introduction.

1. L'identification des deux titres ne semble pas douteuse, bien qu'elle ait été contestée. Voyez Welcker, CycluSj t. I, p. 195.

2. VUolius (Lexif/ lie , v. TeuaTja^a) cite, comme étant de la Thébaîde j un passage des Epigones.

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