‹ Histoire de la littérature grecque (volume 5)Chapitre 40 sur 261 · Ingeuiorum acumen. Cic. pro Flacco · texte numérisé non relu

Ingeuiorum acumen. Cic. pro Flacco

2. Hérod., I, 60 : 'Ansxp^Or) £x r^aXaixipOM xoîf jiiasCdcoou à'OvEo; xô 'EXXtjvixov, e6v xai SeÇtbSxspov xal eûtjOe^t); tjXiO^ou a7n)XXaY{jL^vov fjiSXXov.

naturellement à se décrier ainsi eiix-niôines par l'effet de certaines différences locales dans les manières ou dans le langage. Il faut bien se garder de les en croire sur parole. Sans alléguer ici les grands noms littéraires ou politiques de la Béolie, on ne persuadera aujourd'hui à personne que les artistes ignorés qui modelaient sans prétention les jolies statuettes de Tanagra aient été des rustres et des lourdauds. Et quant à la gravité dorienne, ce serait une singulière erreur que de la concevoir comme une sorte de pesanteur d'esprit incompatible avec la finesse. Les bons mots des Spartiates étaient justement renommés dans toute la Grèce. Nous en possédons encore, dans la collection des œuvres morales de Plutarquc, un ample recueil *. Moins gracieux et moins légèrement ironiques que ceux des Athéniens, ils avaient plus de concision et plus de force. Plusieurs sages, célèbres par leurs sentences, appartenaient à la partie dorienne de la Grèce; et lorsque Gicéron dans son De Oratore voulait enseigner à aiguiser les mots spirituels qui sont une arme pour l'éloquence, c'était à tous les Grecs, sans distinction de tribus, qu'il demandait des exemples : « J'ai ren- « contré chez les Grecs, dit-il, une foule de bons « mots : les Siciliens excellent en ce genre, et aussi « les Rhodicns et les Byzantins, mais surtout les (( Athéniens*. » Les Grecs de Sicile en général sont pour lui « une nation fine et habile à la discussion « [acuta illa gens et controversa natura) ^. » « Jamais, « dit-il, un Sicilien n'est dans un si mauvais pas

1. riularque, Apophthegmata laconica cl Lacxnarum apophlhegmata.

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