CHAPITRE IX
BIBLIOGRAPHIE
Les fragments subsistants des drames satyriques se trou vent dans les recueils de fragments des poètes tragiques. Voir la bibliographie du chapitre ÎT. — Le Cyclope d'Euripide fait partie de toutes Les éditions de ce poëte énumérées en tête du chapitre VIT.
I. Origines du dramesatyrique. Ses principaux représentantsetleurs œuyres. — II. Les satyres, les dieux et les héros dans le drame satyrique. — III. Structure du drame satyrique. Son langage.
À côté de la tragédie, s'offre à nous sur le théâtre athénien une autre forme du drame qui est restée propre à la Grèce : ledrame satyrique. Parson originalité même,
il ne peut qu'attirer vivement l'attention des modernes. Intimement lié à la tragédie, il ressemble pourtant par certains traits à la comédie, car il met en scène comme elle le ridicule ‘. Toutefois, ce n’est pas une comédie : c’est plutôt, comme. on l’a dit, « une tragédie qui s’égaie » Tpxyodix railousx ?, Encore cette expression ne doit-elle pas nous faire croire à une parodie des sujets tragiques. La parodie appartient à la comédie, non au drame satyrique. Celui-ci constitue vraiment, dans le genre dramatique, une espèce distincte; ilest lui-même, etil ne peut être bien compris que par la connaissance de ses origines et de son histoire ÿ.
Comme la tragédie, le drame satyrique est issu du dithyrambe. Les anciens en expliquaient la naissance par une historiette #. Avant Thespis, disaient-ils, les dithyrambes étaient des chants de satyres en l’honneur de Dionysos. Quand on se mit à faire des tragédies, on prit peu à peu l’habitude de mettre sur la scène des mythes où l’on ne parlait plus de Dionysos. Les spectateurs réclamèrent avec ces paroles devenues proverbiales : « Cela n'a point de rapport avec Dionysos » (obdéy po roy Atéyucoy). Pour leur donner satisfaction, on créa le drame satyrique. Sous cette forme anecdotique, il est
1. Tzetzès (Bibl. Didot, Schol. græca in Aristoph., Proleg., X D, 52) : Kogwdtav dn onu a Topaywdlay nat catuprrñv TOVÈE TV LES auTATNv. Ibid. 112 : Tév oatupwv yélwy dE xat Gpnvwdav.