‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 183 sur 351 · DÉCLIN DU GENRE · texte numérisé non relu

DÉCLIN DU GENRE

d’Aristophane !, tandis que l’autre appartenait à l’OEdipodie de Mélétos ?; double et curieux exemple d’un retour à l’ancien usage, d’après lequel le drame satyrique était lié par le sujet à la trilogie tragique quile précédait. Un autre fait intéressant, relatif à Pemploi du drame salyrique en ce temps, nous à été récemment révélé par une inscription. Une didascalie, qui date de l’année 418 avant notre ère, mentionne deux trilogies Le à

tragiques, non accompagnées de drames satyriques ?, On a des raisons de croire qu’elle se rapporte aux Lénéennes, et, si cela est vrai. il est possible que ce nouvel usage ait été spécial à ces fêtes 4. Toutefois un scoliaste d’Aristophane, qui cite aussi une didascalie, nous apprend que le fils d’'Euripide, après la mort de son père, fit jouer aux grandes Dionysies /phigénie à Aulis, Alcméon elles Bacchantes, et il ne mentionne aucun drame salyrique joint à ces tragédies”. Il semble donc que, vers ce temps, l’usage ancien se soit relâché de sa rigueur.

Ea tout cas, dans le cours du 1v° siècle, 1l fut modifié profondément. Des inscriptions didascaliques, qui vont de 342 à 340, nous montrent en effet qu’alors on ne jouait plus qu’un seul drame satirique dans chaque concours tragique $. Ce drame servait de prélude à la série des tragédies admises à concourir, et son auteur était considéré comme un vainqueur, bien qu’il n’eût pas de concurrents”, On peut conclure de [à que le drame

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