Ibidem
3. Porphyrion (schol. Ep. ad Pisones, 221) : Satyrica coeperunt scribere, ut Pomponius Aéfalanten vel Sisyphen vel Ariadnen. Voir Teuffel, Roem. Lit., 135.
4. Epist. ad. Pisones, 220-250. M. Boissier pense qu'il s’agit 1à plutôt d’un projet tendant à introduire ce genre sur la scine romaine (Rev. de Philol., XXII, Janv. 1898).
auquel ils donnent leur nom !. Étrangers à toute discipline morale, véritables enfants de la nature, n’ayant guère pour toute raison qu’une sorte de finesse rustique, 1ls sont peureux, sensuels, paresseux, insolents. Chez eux, l’instinct animal est toujours prêt à s’échapper; leur impudeur est naïve, leur mobilité est extrême; brusquement, ils passent d’un sentiment à un autre: un rien les excite ou les abat. Mais le fond de leur tempérament, c’est la gailé ; une gaité enfantine, pétulante, qui n’a d’autre motif souvent que l’exubérance de la vie?. Les bonds, les chants, les cris, les jeux et les mauvais tours, voilà ce qu'ils aiment par dessus tout.
Ils paraissaient devant le public avec un masque pourvu d'une longue barbe, le corps étroitement enserré dans un maillot collant sous lequel ils semblaient nus, les reins ceints d’une peau de chèvre, avec une nébride sur l’épaule *. Le peuple les appelait d’un nom trivial qui marquait crûment leur ardeur lascive, « les boucs » rexyor. En fait, ils se démenaient étrangement. Leur danse, qui n’était qu'à eux, se nommait la sékinnis : c'était, semble-t:1l, une suite de bonds plutôt que de pas, une agitation violente et rapide qui ressemblait à une course rythmée #, Cette danse était pourtant accom-
1. Le mot carusoc est dans l’usage le synonyme de caruprudv dpäua. Voir par exemple Démétrius, Iso épunveius, 169.
2. Horace les caractérise par les mots de risores, dicaces, protervi.
3. Wieseler, Denkmaeler d. Buehnenwesen, VI, 1-10 ; A. Müller, Griech. Bühnenalterth., p. 241. Horace, Ep. ad Pis. 221 : Mox etiam agrestes satyros nudavit. Lucien, Bacchus. 3 : yuuvitas dpynotac. Leur ceinture en peau de chèvre s’appelait aiyñ, t£aiñ et toayà (Pollux, IV, 118). Il est difficile de distinguer dans ce passage ce qui appartient aux satyres, c’est-à dire aux choreutes, et ce qui doit être rapporté aux acteurs proprement dits du drame satyrique, car l’auteur énumère sans distinction tout le vestiaire satyrique, CaTuprxn éoÛc.
.4. Athénée, XIV, 28, p. 630 : "Hv xaœi ot oarupor opyoDvrat Tayutarny odoav. Aussi dérivait-on le nom otvvic tantôt de ceteiv, tantôt de xivng!s : C’étaient de pures fantaisies étymologiques, mais qui mar-