‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 198 sur 351 · Épist. ad Pisones · texte numérisé non relu

Épist. ad Pisones

Non ego inornata et dominantia nomina solum Verbaque, Pisones, satyrorum scriptor amabo.

2, Par exemple: Eschyle, fragment 174; Sophocle, frag. 295, 385, 987 Nauck.

3. Dans le fragment 174 d’Eschyle, elle est compensée par les épithètes composées et les expressions poétiques qui entourent le mot cru. Il s’agit là d’un vase de nuit (ty xaxoouov oboavnv), que l’on a brisé sur la tête du narrateur lui-même.

usaient d’une certaine liberté commune, et, d’autre part, respectaient certaines convenances. Le drame satyrique appelait par leur nom beaucoup de choses vulgaires, que la tragédie désignait par des périphrases, ou dont elles’abstenait de faire mention, par exemple des aliments, des ustensiles, des pièces du costume, des infirmités ou des maladies !; il usait au besoin de termes injurieux empruntés à un vocabulaire très familier ?; il recueillait des proverbes, des mots populaires, il en fabriquait même à son usage, quand cela lui semblait bon #. Mais toutes ces hardiesses n’effaçaient pas la disiance entre ce drame et la comédie. Elles étaient jelées de côté et d’autre comme des touches vives, sans que pour cela la couleur générale du tableau cessât d’être assez voisine de celle de la tragédie. Et c’est bien encore ce que veut dire Horace quand :l recommande de ne pas s’attacher tellement à éviter la couleur tragique qu’on se croie obligé de faire parler un héros comme un petit marchand dans son échoppe. Il veut que les satyres eux-mêmes, sans s'exprimer comme des jeunes gens raffinés, gardent pourtant une juste mesure et qu'ils ne tombent pas dans les pro: pos immondes :

Ne, velut innati triviis ac pæne forenses, Aut nimium teneris juvenentur versibus unquam, Aut immunda cre)ent ignominiosaque dicta 4,

Lé

Toutes ces convenances avaient été sanctioanées par

4, Sophocle, fr. 108$ Nauck:

yépavor, yel@var, Yhadxes, ixrivoi, Àxyoi.

CTI T3, 2. Sophocle, fr. 305:

LOGTLYLQ, KÉVTPUVES, GA)OTPIOPAYOL a. Sophocle,.fr, 305, 307, proverbes; fr. 117, 176, 183, 184, 212, 304, 4 Ep ad;Pis., 245.

exemple des maitres. Elles n’étaient peut-être pas en fait aussi difficiles à observer qu’on pourrait le croire. Nullement arbitraires, elles résultaient des conditions mêmes du genre, et un vrai poèle n'avait qu'à con-

sulter son instinct pour ne pas s'en écarter.

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