‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 197 sur 351 · ET ROSE · texte numérisé non relu

ET ROSE

Les termes poétiques, les alliances de mots hardies,

bref toutes les manières de parler, plus ou moinsrares et pompeuses, qui appartenaient à la tragédie, se retrouvent «dlans ces morceaux. Elles y forment même, pour ainsi dire, le tissu du langage ordinaire des personnages. Toutefois, — et c’est là une différence caractéristique, — elles n’y sont pas, comme dans la tragédie, purcs de tout mélange. Le drame satyrique exprime souvent des idées, non seulement très familières, mais grossières, il ne recule même pas devant l’obscénité. En pareil cas, il faut bien que la langue soil grossière aussi. Maint fragment atteste que les poètes les plus soucieux de la dignité de leur art, Eschyle, et Sophocle lui-même, n’hésitaient pas à se servir d'expressions appropriées aux choses ?. Pourtant, 1l est à remarquer que dans le Cyclope, où les idées de ce genre ne manquent pas, le poète évite manifestement la crudité des termes *. Nul doute qu’à cet égard il n’y eût des différences assez sensibles entre les auteurs. Nous soinmes évidemment hors d'état de marquer aujourd’hui ces habitudes toutes personnelles. Ce qu'on peut affirmer, c’est que tous, à des degrés divers,

Page 1