Acharn. 216 : Pakñs, Paññs, édv p:0'Auov Évurinc
3. Le mot de xcuoc, désignant tout espèce de cortège joyeux, s'applique en réalité à toute la fète primitive, et par conséquent aussi aux oxklixd. Mais le vers 276 des Acharniens prouve qu’on buvait en commun le soir après la procession, et les récits des byzantins font allusion aux scènes nocturnes qui suivaient. Il est donc bon de distinguer le x&uoç proprement dit des oakuxa.
4. On se barbouillait de lie. De là le nom de fpvywôta, synonyme de xwuwwêta (Bibl. Didot. Sch. gr. in Arist., Proleg. p. XIV).
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Archiloques du pays, — et tout Athénien l’est à ses heures, — s’en donnent à cœur joie. L’iambe populaire est déchainé : il s'attaque aux plus hauts, à ceux qu’on ménage les jours ordinaires; le moment est venu de dire une bonne fois tout ce qu’on a sur le cœur!. La comédie ambulante va de maison en maison, traînant après elle la foule qui l’applaudit et qui lexcite, et déjà, tout humble et grossière qu’elle est encore, la voilà puissante pour la satire. Fait-elle dès ce temps de la politique ? Personne ne peut le dire, car nul témoin n’a recueilli ses propos; mais comment en douter? Elle en fait plus ou moins, selon le gouvernement du jour : plus timide apparemment sous Pisistrate et ses fils, qui ont la main lourde et forte, plus hardie et bientôt déchainée quand les tyrans eurent élé chassés et que le peuple fut le maitre. Ce second élément qu’on peut appeler zambique par opposition à l'élément phallique, c’est toujours au fond le comos avec mille variations populaires, et c’est lui qui a donné son nom à la comédie (xwuwd2)?, Si Aristote ne le mentionne pas, s’il ne parle que du chant phalique comme origine de la comédie, c'est que ce chant a été sans doute le noyau autour duquel tout le reste s’est comme condensé. Cherchant uniquement le germe primitif, le philosophe néglige, dans sa brève formule, tout ce qui s’y est ajouté peu à peu, quelle qu’en soit d’ailleurs la valeur. | Une chose, qui serait curieuse à connaître, reste particulièrement obscure dans ces origines. Y avait-il place au milieu de ces folies pour une fiction dramatique quel-
1. Tout ce que nous décrivons là se lit entre les lignes dans la notice anonyme sur la comédie (Bibl. Didot, Sch. gr. in Arist., Proleg. I). Le naïf byzantin n’y comprend rien et bâtit un récit enfantin qui fait sourire; mais il le bâtit certainement avec des données anciennes qu’il est aisé de restituer.
2. Didot, Sch. graec. in Aristoph., Proleg. IIT : Kogwôtav adtnv x1- Rodorv, nel v Taïs OCois Éxwpatov.
conque ? En ce qui concerne la tragédie, nous avons vu que le doute n’était pas possible ; le chœur primitif se composait de satyres qui représentaient les compagnons du dieu : il y avait donc fiction, et ceux qui prenaient part au chant jouaient de véritables rôles. Mais, dans la comédie primitive, rien de semblable. Quand Dicéopolis fait sa procession en l’honneur de Bacchus et de son ami Phalès, il reste toujours Dicéopolis; et les tapageurs du comos, bicn que barbouillés, n’abdiquent nullement leur personnalité, puisqu'ils vont crier leurs griefs, qui sont bien à eux. Nulle fiction par conséquent : et c’est là une différence si bien enracinée dans la nature des choses qu’elle devait subsister même après la constitution de la comédie. Quand il y aura une fable, on Poubliera à certains moments, et la réalité reparaîtra avec une audacieuse invraisemblance. La seule question est de savoir si, dès le premier âge, ce cortège aviné ne jouait pas de temps en temps de petites scènes bouffonnes. Il est si naturel de contrefaire les gens dont on veut se moquer qu’on aurait peine à comprendre comment les paysans athéniens s’en seraient abstenus. Nous n'avons, il est vrai, aucun témoignage à cet égard. Mais si nous passons d’Attique en pays dorien, les faits de ce genre abondent. Exposons-les rapidement, en laissant à chacun la liberté d'en tirer par analogie telles inductions qui lui sembleront nécessaires ou tout au moins probables.
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Il faut beaucoup de complaisance pour attribuer aux Doriens une forme de comédie originale !. En fait, dans
41. L'ouvrage classique sur la comédie dorienneest celui de Grysar, De Doriensium comoedia, Cologne, 1827. Mais il faut surtout renvoyer, ici encore, à l’ouvrage cité de M. Denis, qui me parait voir : coup plus juste dans toutes les obscurités du sujet.