‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 252 sur 351 · Nuées, 517 et suiv · texte numérisé non relu

Nuées, 517 et suiv

retoucha à loisir en vue d’une seconde représentation, qui n’eut pas lieu !. En attendant, il passait à autre chose : aux Lénéennes de 422, il obtint le second rang avec ses Guépes, où il se moquait de la manie de juger dont ses concitoyens étaient possédés ?. Aux grandes Dionysies de 421, il eut le même rang avec sa pièce de la Pair, par laquelle il pressait l'achèvement du traité qui allait être conclu par Nicias ?. On est à peu près d'accord pour rapporter à la même période (entre 424 et 421) deux pièces perdues, les Laboureurs et les Vaisseaux de transport, où le poète plaidait aussi pour la cessation des hostilités.

Nous n'avons aucune raison de croire qu’'Aristophane ait gardé le silence durant les sept annéees qui suivirent Ja paix de Nicias (de 421 à 414) : il était alors dans toute l’ardeur de la jeunesse, dans la plénitude de la force et du talent. Considérons donc comme à peu près cerlain qu’un bon nombre de pièces dont nous iguorons les dates, se rapportent à ce temps. En 414, aux Lénéennes, il fit jouer Amphiaraos, pièce perdue, ct, la même année, aux grandes Dionysies, quelques mois après le départ de la flotte athénienne pour la Sicile, il donna les Orseaux, charmante fantaisie à laquelle se mêlait maint trait satirique; il obtint le se-

1. Cela résulte du rapprochement des témoignages contradictoires qu’on trouvera dans les arguments V, VI, VII des Nuées (Didot) et dans les scolies (notamment dans celles des vers 549 et 552). Cf, Denis, ouv. cité, t. IT, p. 47, et Fritzsche, Quaestiones Aristophaneae et De fabulis ab Aristophane retractatis ; voir aussi Zielinski, Gliederung, p. 34 et l’édition des Nuées de Teuffel, revue par Kaehler, (Leipzig, 1887), où la question est étudiée en détail et où toute la « littérature » du sujet est indiquée.

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