‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 251 sur 351 · Argument de la pièce · texte numérisé non relu

Argument de la pièce

Jusqu’alors Aristophane s’était dissimulé derrière ses amis Philonidès et Callistratos, tous deux acteurs et poètes : c’élaient eux qui se présentaient devant l’archonte comme auteurs de ses pièces, eux qui en acceptaient officiellement ia responsabilité !. A vrai dire, cette fiction ne trompait personne; dans Athènes, tout se savait, même ce qu’on voulait cacher; or le véritable auteur d’une pièce couronnée avait grand intérêt à ne pas se laisser ignorer. En ne donnant pas son nom tout d’abord, Aristophane respectait sans doute un usage; on aurait su mauvais gré à un éphèbe de morigéner la cité; et l’archonte, loin d'accepter sa pièce, aurait renvoyé l’auteur en l’admonestant ?. Quand le succès, plus encore que Pâge, eut fait de lui un homme, il se découvrit ?. En 424, aux Lénéennes, il fit représenter les Chevaliers, la plus hardie de ses pièces, satire fougueuse de Cléon: il fut encore vainqueur; Cratinos eut le secondrang, Aristomène le troisième #.

La supériorité du jeune poète était établie ÿ. Toute. fois, aux grandes Dionysies de 423, il fut malheureux avec les VNuées, où il attaquait les sophistes et l’éducation nouvelle. Cratinos reprit le premier rang, Amipsias eut le second; Aristophane ne vint que le troisième ©. Cet échec le surprit, car il croyait sa pièce excellente 7. Vaincu, il ne cessa pas de le croire; il la

4. Chevaliers, 513; Nuées, 530 ; Guépes, 1018. Cf. Prolégom. Didot, IIT et XI. Explication divergente des mêmes faits dans l’art. cité de Kaïibel. La question reste obscure.

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