‹ Histoire de la littérature grecqueChapitre 286 sur 351 · Épicratés, fr. 2, 3 et · texte numérisé non relu

Épicratés, fr. 2, 3 et

4. Suidas, Aïeëx. Kaïibel, art. Alexis, 9, dans l’encycl. de Pauly- Wissowa, considère la parenté d’Alexis avec Ménandre comme une simple combinaison des biographes. Cf. l’Anonyme cité, Prol. Didot, III. Et. de Byz, v. Oiov cite un Alexis qui ne semble pas être le poète comique.

5. Plutarque, De defectu oraculorum, p.420 E. On a cru qu’il était encore vivant en 287 av. J.-C., d’après l’allusion du fragm. 244,

rante-cinq comédies. Une chose digne d’attention,,c’est le très petit nombre de sujets mythologiques traités par lui. On ne peut douter qu’il n’ait été un de &eux qui dégagèrent la comédie de ses incertitudes ef lui assignèrent définitivement son domaine nouveau. Un grand nombre de ses fragments sont remarquables par la gaieté malicieuse, par amusante variété, par la vivacité de l'invention !. Si sa fantaisie n’a pas l’exubérance de celle de l’ancienne comédie, du moins, sous une forme contenue, elle est fine et vraiment plaisante. L'éducation d’Héraclès par Linos, dans le court fragment qui nous en reste, est de tout poiat une jolie scène ?. D'ailleurs, plus de bonne humeur joyeuse que de force ou de pénétration. On ne rencontre guère chez lui de ces sentences morales, dans lesquelles excellera Ménandre: il aime mieux développer que condenser, et il le fait avec une élégante facilité *. Aucun de ses fragments n’atteste un don particulier d'observation ou une très fine étude de la réalité. Avec ces qualités et ces défauts, Alexis devait dessiner vivement et à grands traits certains types plaisants plutôt que représenter le détail des mœurs et des sentiments. Un auteur ancien, réfuté par Athénée, voulait qu'il eût créé le per-

qui se rapporte au mariage de Ptolémée Philadelphe avec sa sœur ; mais ce fragment est considéré aujourd’hui comme ayant

été ajouté postérieurement à la pièce où il figurait (Voyez Kock, :

à propos de l’* Yroéoluaios d’Alexis). Cependant Kaibel en défend l’authenticité (Art. cité). Il Le fait vivre de 312 à 270 environ.

4. Voir le fragm. de l’Icootaäozov (fr. 98) sur les ruses des courtisanes, le fr. 116 sur les deux sortes de parasites, les fr. 125 et 126 sur la réforme à imposer aux marchands de poisson. Peut-être était-ce lui, comme l’a supposé Meineke, qui avait eu l’idée, dans son Oreste, de réconcilier Oreste avec Égisthe (Arist. Poét. ce. 13).

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